Et elle critique Madonna …

Foresti-Party-Bercy On sentait dans ses récents propos que sa grande idole Madonna l’avait déçue en 2012 … Chère Florence, si je devais donner quelques conseils aux stars sur le déclin, ce serait plutôt par toi que je commencerais. « Foresti Party Bercy » n’est pas un bon investissement. Ni à Bercy-même, ni en salle de cinéma UGC ou Gaumont et ni sur DVD ou Blu-Ray. Bon, trop tard, les fêtes de Noël sont passées mais c’est – au moins – un avertissement pour le public qui attend déjà ton prochain spectacle. Enfin, celui qui n’a pas décidé de raccrocher. Car, si l’inspiration baisse, la grossièreté, elle, augmente.

Florence Foresti, nul besoin de la présenter. Son dernier spectacle « Mother Fucker » a récolté toutes les louanges possibles et deux ans plus tard, Florence a décidé de faire sa Mylène Farmer en restant à Bercy pour un show gigantesque qui doit rendre hommage à sa petite personne. Gigantesque par la scénographie, minuscule par le niveau d’humour. Florence Foresti est devenue une caricature d’elle-même. C’est sympa à elle de critiquer son idole Madonna mais au point de vue du show, elle se débrouille mieux que Florence pour se réinventer et toujours re-séduire son public (dans sa grande majorité). Ce Bercy n’était qu’une excuse pour en mettre plein la vue visuellement et être habillée en Jean-Paul Gaultier mais demeure une coquille vide ! Un spectacle pour SE faire plaisir, pas pour distraire le public qui a, sans aucun doute, du mal à comprendre durant les deux heures la logique et le fil rouge du spectacle (qu’est venue faire Sonia Lacen là-dedans, par exemple ?).

Devenir l’humoriste préférée des Français ne réussit pas à Florence Foresti qui devient de plus en plus vulgaire, abusant des « Putain » dans chaque phrase, forcant son jeu à outrance (celui qu’on connait tous où elle mime une femme ulcérée par le quotidien) ou formatant chacune de ses répliques (qui se ponctue par un « Connard » ou un « Connasse »).  C’est principalement la redondance qui a tué ce show. Forest’ en rajoute, en fait de trop, cabotine dès qu’elle le peut et n’arrête pas de hurler dans chaque scénette … Qui cela surprend encore ? Toujours les mêmes thèmes et SURTOUT des reprises d’anciens sketchs ! Ces reprises sont nombreuses, ça ne passe même plus pour des « clins d’œil ». D’accord en fin de carrière, mais là, Flo, tu es encore jeune … Non !? Un hommage à toi-même réalisé vingt ans trop tôt.

Alors, un conseil, Florence Foresti  : arrêtez la scène pendant au moins trois ans et réfléchissez à d’autres sujets que les différences hommes/femmes. L’ex-humoriste préférée des Français, Muriel Robin, l’a fait, elle, pour réfléchir sereinement. Une parenthèse qui lui a profité (voir  à ce sujet « Mourir d’aimer » de Josée Dayan). Proposer ceci est un peu honteux, on vous connaissait tant de talent pour faire rire … Tout est une question de dosage dans la vie.
Et si vous vous ennuyez durant cette pause : sachez que les meilleurs moments furent dans l’introdution du spectacle avec les imitations de stars. Vous êtes championne de cette catégorie. Un petit retour en télé serait sans doute bénéfique. 😉  » Non, non, je ne suis pas fou, Bonsoir ! « 

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Meilleurs voeux, Obama !

obama_time.jpg.h380 « Obama, personnalité de l’année » : le titre de l’avant-dernier « Times » de l’année 2012. Chaque fin d’année, l’heure est aux différents bilans. Pour Barack Obama, c’est plutôt l’heure aux grands projets.

Que retiendra le plus Barack Obama de l’année qui vient de s’écouler ? Probablement sa victoire aux élections présidentielles de novembre, me direz-vous. Un événement bien vite écarté par le récent assassinat de 26 personnes dans le Connecticut qui bouleverse le monde entier.
La lutte pour la présidentielle américaine a illustré à merveille les problèmes fondamentaux que sont : comment savoir voir le monde, savoir penser, savoir penser sa pensée, savoir agir, et cela, non seulement pour soi, mais aussi pour la lutte de la naissance de l’humanité. Une nouvelle humanité sensible aux vrais thèmes importants. Nous sommes dans le devenir, et le devenir comporte passé, présent et futur. Nous vivons une pluralité de vies : la sienne, celle des autres, la vie de la société, la vie de l’humanité, la vie de la vie. Mitt Romney, sachez qu’on peut laisser le passé en vie en allant de l’avant et en gardant autorisé l’avortement. Les Américains qui s’apprêtaient à voter pour lui (et qui l’ont fait) ne semblent pas avoir conscience que Romney n’aura pas fait naître de nouvelles libertés mais une nouvelle oppression. Il ne les aurait pas sorti de leur malheur, il en aurait fait naître un nouveau.

En parlant de malheur, la fusillade de Newton fait vivre des heures noires à l’Amérique. Pour 230 euros, de nombreux parents ont acheté un cartable blindé à leurs enfants.

Stefan Grobe, correspondant d’Euronews à Washington :
“Le président n’a pas annoncé de grandes décisions politiques, mais il est conscient que les mentalités commencent à changer et que des mesures sont à prendre. Plusieurs élus favorables à la détention d’armes se sont eux-mêmes prononcés contre les armes d’assaut. Et des enseignes comme Wal-Mart et Dick’s Sporting Goods ont cessé de commercialiser des armes semblables à celles utilisée à l‘école primaire Sandy Hook. Certains Etats envisagent même d’armer les enseignants.”

Une première bataille démocrates VS républicains qu’on lui souhaite de gagner … Non ?

Meilleurs vœux de Noël à tous mes lecteurs aussi !

Le bon, la brute et le truand

Bon bute truant Dans trois jours, Madonna met un terme à sa huitième tournée mondiale « The MDNA Tour ». Un gigantesque tour de chant (et de danse) ponctué de nombreuses polémiques. La Madonne a vécu un drôle d’été ! Le symbole fasciste des nazis a notamment été apposé sur le front de Marine Le Pen, la leader du Front National français lors d’un interlude qui représentait toutes les religions du monde. Mystique, Madonna l’a toujours été. Il y a donc forcément un message à la clé.

Mi-juillet, une plainte contre Madonna a été déposée devant le Tribunal de grande instance de Bobigny (en Seine-Saint-Denis). Elle émanait du vice-président du Front National, Florian Philippot. Un bon coup de pub … Ah ben non, les élections présidentielles étaient déjà passées !Avec à la clé, de très jolis scores pour le parti dédiabolisé grâce à la parole d’une blonde. Laquelle n’a pas apprécié qu’une autre blonde utilise son image associée au symbole nazi qu’est la croix gammée. Mais d’où provient cette croix gammée ? Correspond-t-elle vraiment à ce que Marine Le Pen réprésente et désire ?

La croix gammée trouve son sens dans l’une des plus vieilles religions du monde : l’hindouisme. La croix utilisée par l’ancien dirigeant allemand, Adolf Hitler,  est, en réalité, un ancien signe hindou nommé « svastika » qu’on trouve reproduit dans des vestiges de plusieurs civilisations en Asie (elle symbolise l’éternité en Chine), en Afrique et en Amérique mais aussi en Europe dès les âges préhistoriques. Il paraît qu’elle devait représenter la roue et, par conséquent, suggérer la rotation, jusqu’à donner le vertige. De plus, elle devait représenter le soleil (et sa lumière). Rien à voir avec le national-socialisme à l’origine donc … Quoique … Hitler, comme Le Pen, ont rejeté la faute sur une communauté bien précise et se sont imposés comme « les sauveurs d’une nation malade ». Ils sont la lumière vers laquelle les gens doivent tendre ! On assiste à une véritable lobotomie et n’est-ce pas ce que la roue représente aussi ? La roue n’a ni commencement, ni fin. Elle symbolise un tout, une radicalisation.

Regarder une rotation favorise l’endormissement. N’est-ce pas plutôt là ce que Madonna a voulu représenter ? Juste sur le crâne qui habite le cerveau qui lui-même doit abriter l’esprit critique. Ce n’est pas étonnant de la part d’une chanteuse ultra-démocrate qui s’est toujours battue pour faire avancer les libertés individuelles.

Le film qui redonne confiance en Tim Burton

frankenweenie copie copie  « Frankenweenie » de Tim Burton (encore à l’affiche dans plusieurs cinémas belges) est un bon cru. On a envie de dire « Ouf ! » après les dernières sorties du réalisateur américain. L’histoire  émouvante d’un petit garçon solitaire qui veut donner tout son temps à son chien revient sur les bases qui ont fait le succès de Burton. « Frankenweenie » est un court-métrage (à revoir bientôt sur Arte) refusé en 1984 par Disney qui a finalement produit la version longue. Le retour du réalisateur gothique à l’animation de personnages articulés (et à un projet qui date) était interpellant : tournerait-il en rond ?

Tim Burton a passé un étrange Halloween dernièrement. Les ventes de tickets pour la première semaine d’exploitation de « Frankenweenie » aux USA n’étaient pas enthousiasmants : 11,5 millions de dollars, soit la cinquième place du box-office.  Pas fameux pour un budget de 39 millions de dollars. Mauvais présage pour le cinéaste qui est de plus en plus attendu au tournant à chaque sortie. Il faut dire qu’« Alice au pays des merveilles » n’a pas entièrement convaincu et que « DarkShadows » a été un semi-échecen mai dernier. Doit-on conclure que le public en a marre du papa de « Beeteljuice » ?

Hugues Dayez, critique cinéma pour la RTBF, reconnaît que la précédente sortie burtonnienne était une erreur de parcours : « ‘Dark Shadows’ était une auto-parodie. Mais son nouveau long-métrage m’a beaucoup surpris. C’est très beau, très esthétique et très personnel. Cependant, je ne sais pas où le classer. Ce n’est ni pour les enfants, ni pour les adultes. La seule carte marketing jouée est celle de l’accouplage avec la fête d’Halloween qui arrive bientôt. » Ce nouveau film était, à la base, un court-métrage refusé par Disney à cause de sa trop grande noirceur. Il avait entraîné le licenciement de Tim Burton de la maison de l’oncle Walt pour différences idéologiques.

Réalisateur, point

« Burton a quand même réalisé des films très personnels à l’intérieur d’immenses studios comme Warner, souligne Dayez. Il possède un imaginaire très grand et précis mais pas immensément cultivé. D’ailleurs, il est entouré de plusieurs scénaristes pour l’aider. »Toujours selon le critique cinéma, Tim Burton a été placé sur un piédestal par la critique française. Cette dernière a tendance à trop vite considérer comme auteurs des gens qui démontrent un certain talent cinématographique. « Tim Burton est quand même tributaire des scénarios qu’il reçoit, rappelle-t-il, il triture ses influences mais ce n’est pas un visionnaire. Il a besoin d’aide. Il se définit lui-même comme un ‘director’, point. En tant qu’Américain, il le reconnaît. » Souvent applaudi pour les spectacles visuels qu’il propose, le réalisateur a sans doute un peu trop négligé le fond au profit de la forme ces dernières années. Pierre Duculot, réalisateur belge, renchérit : « Ce qui l’intéresse à la base, c’est le visuel. Il avait des formes d’écriture qui tenaient la route avant. J’avoue ne plus être vraiment séduit depuis ‘La légende du cavalier sans tête’. »

Mais alors pourquoi le cinéaste ne surprend plus ? Selon Duculot, la raison est toute simple : « Tout naturellement, le film qu’un cinéaste va le plus soigner est son premier. Il y a eu une idée qui a germé dans un coin de sa tête, il sait où il veut aller et a eu le temps de le développer. Puis, quand ça marche, il prend goût au succès et se met à produire. Ça devient mécanique et moins intéressant. Burton s’est conforté dans le style gore-trash qui est clairement sa marque de fabrique et son invention visuelle ne surprend plus. Le réalisateur avance avec son public qui devient plus exigeant. »

Déjà un vieux mythe ?

Tim Burton maîtrise toujours autant son art mais se classe dorénavant dans les réalisateurs qui ne se renouvellent pas. Le mythe vieillit et a du plomb dans l’aile.

Hugues Dayez tente la comparaison avec Pedro Almodovar : « Lui, c’est toujours la même soupe, également : les femmes déguisées en homme. Il exploite toujours la même boîte à biscuits mais combien de variétés y-a-t-il finalement dans une boîte à biscuits ?»

Faut-il donc désespérer de Tim Burton après « Frankenweenie » qui apparaît néanmoins comme un sursaut même s’il recycle toujours les mêmes thèmes ? Si l’on en croit Pierre Duculot, pas vraiment. Lui, tente la comparaison avec un autre réalisateur américain : « Woody Allen a pu se renouveler. Lorsqu’un réalisateur tourne en rond, c’est décevant mais il ne faut pas paniquer. Souvent, il arrête, il voyage, il lit beaucoup … et une autre inspiration lui vient ! Autre exemple : les frères Taviani qui se sont aussi arrêtés pendant trois ans et qui ont proposé par la suite des choses nouvelles. Une pause sera certainement aussi bénéfique à Tim Burton. » Et surtout avec son acteur fétiche, Johnny Depp, renchérit Hugues Dayez : « A deux, ils ont fait le tour des magasins de déguisements ! »Dorénavant immensément connu, Tim Burton peut, en effet, se permettre de prendre des risques et très certainement de couper le cordon ombilical avec plusieurs acteurs familiers.

Pour les fans, sachez qu’Arte a décidé de mettre le réalisateur de « Frankenweenie » à l’honneur pour les fêtes de fin d’année. Sept films + deux courts métrages. Le détail sur le site officiel d’Arte : http://www.arte.tv/fr/la-programmation/7018046.html

Percée du PTB aux communales : vraie menace ?

 Les élections des 262 communes wallonnes qui ont appelé leurs habitants à voter il y a deux mois sont toutes validées. Parfum de succès dans l’air pour le parti des travailleurs belges le 14 octobre dernier. Le parti a obtenu ses premiers élus communaux un peu partout en Belgique. Raoul Hedebouw, le porte-parole du parti, parle d’« une victoire sur la gauche molle. » Pascal Delwit, politologue à l’ULB, tempère.

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Le succès du livre écrit par le président du PTB, Peter Mertens, « Comment osent-ils ? », l’avait prédit : l’attention autour du PTB allait bel et bien être relancée. Au point qu’un grand nombre d’électeurs s’est laissé tenté … En région bruxelloise à Molenbeek, Schaerbeek, puis dans le Hainaut à Mons, Charleroi et La Louvière, les élus du parti savourent leur succès. Dans le versant néerlandophone, même chose pour l’homologue flamand PVDA. En province gantoise, il confirme avec 22 % et six sièges. Le parti avance aussi à Namur avec ses scores approchant les 3 %. Une surprise pointée par toute la presse en octobre dernier.

Pascal Delwit, politologue à l’ULB, tient néanmoins à tempérer les réactions : « Ce n’est pas tout à fait une surprise, à vrai dire. Aux élections de 2010 (élections législatives fédérales, ndlr), le PTB avait réalisé une percée dans les cantons de Liège, Herstal, Saint-Nicolas, Seraing, etc. A Anvers, quatre sièges, ça, c’est une vraie surprise ! »  Un succès qui rend fier Raoul Hedebouw, le porte-parole du parti : « Nous sommes quand même le dernier parti national belge qui a été cherché 8% à Anvers. »

Anvers, parlons-en. Tous les regards dans le versant flamand du royaume sont tournés vers le président de la NV-A, Bart De Wever, qui a emmené son parti vers la première marche des résultats dans la cité anversoise. Une inquiétude pour l’avenir fédéral du pays manifestée par Raoul Hedebouw : « On va essayer – je dis bien ‘essayer’ – d’instaurer de nouvelles démarches à Anvers. En Flandre, nous faisons figure de gauche qui se positionne contre le nationalisme. La gauche flamande n’est pas comme ça. Nous avons récolté des pourcentages à Anvers car c’est une ville ouvrière. Nous sommes l’espoir contre le nationalisme. »

La gauche non-molle a gagné

Selon lui, le peuple belge intronise l’extrême-gauche comme sauveuse de la crise : « L’explication logique de nos scores est que les gens en ont marre de cette austérité dont ils ne sont pas responsables. Ils en ont marre de cette gauche molle qui entérine les mesures contre l’austérité. Ils se sont demandé de quel type de gauche ils avaient envie. Hier matin, le PS ne trouvait rien de mieux à dire qu’ils étaient irrités par nos scores. Ils feraient bien de s’inspirer de nous. »

Pascal Delwit préfère encore une fois se montrer prudent et nuance le discours du PTB : « Ce n’est qu’une partie de l’électorat qui croit en la gauche. C’est une concurrence nouvelle pour le PS mais quand le PTB monte, le PS ne descend pas forcément, notamment à Liège ou à Seraing. Je crois que le lectorat protestataire qui aurait pu voter pour l’extrême-droite a finalement opté pour le PTB qui ne se décrit plus comme un parti marxiste, plus comme un parti extrême. » Un parti qui a également su tirer profit des nouveaux outils de communication nés sur internet. « Leurs relais d’information  ont été très efficaces, pointe le politologue. Ils ont bien compris qu’il fallait énormément alimenter Facebook et Twitter lorsqu’on est dessus. Le livre de Peter Mertens a surfé sur une dynamique de dénonciation qui n’était pas révolutionnaire. Ce n’était pas prospectif. Les réseaux sociaux et leurs campagnes de terrain ont été leurs atouts-maîtres. »

L’austérité en ligne de mire

La stratégie première du PTB est, en effet, de toujours construire son futur travail sur ce que veulent les électeurs. Le porte-à-porte et les manifestations sont deux de ses exercices favoris. Et la dénonciation, son cheval de bataille. « Le PTB est un parti qui ne souhaite pas monter au gouvernement fédéral, rappelle Pascal Delwit. Il tire son aura de l’opposition et ne veut rien gérer. Ses membres critiquent le PS, Ecolo et le cdH mais au gouvernement fédéral, comme au collège des bourgmestre et échevins, ces partis doivent faire des compromis. » Ce que le PTB n’est pas prêt à faire …

En cause : les diktats des agences financières sur l’Union européenne dénoncés dans le livre de Peter Mertens. Des diktats qui ont placé la barre de l’austérité très haute et contre lesquels le PTB se montre très, très  radical. Autant dire qu’avec la NV-A, il a trouvé un vrai compagnon de jeu. Pas idéologique mais aussi radical. Bien sûr, les résultats du dimanche 14 octobre ne concernaient que l’échelon local mais il est tentant de creuser les tendances de ce scrutin. Ne feraient-elles pas office de sonnette d’alarme pour les élections fédérales de 2014 ?

 

 

[Sortie] Où boire du bon thé à Bruxelles ?

Où boire

Le thé serait la boisson la plus consommée au monde. A Bruxelles, il attire de plus en plus de jeunes. Cette semaine, Nestlé commercialise chez nous le fameux breuvage en capsules. L’occasion de rencontrer quelques gérants de salons de thé de la capitale.

Ah, le thé … Comme le café, on trouve de tout : du jus de chaussette au philtre raffiné. La marque Nestlé a décidé de s’emparer de ce marché en plein essor. Il est encore trop tôt pour dire si les Belges accrocheront au concept Special.T mais la nouvelle génération en consomme de plus en plus.

C’est ce qu’avoue Vincent Perpète, le gérant du tearoom ‘Comptoir Florian’ place Saint-Boniface : « Chez les jeunes, l’amour du thé s’est développé. Il y a 17 ans, lorsque j’ai ouvert, ce n’était pas le cas. Aujourd’hui, 90% de ma clientèle est jeune. La nouvelle génération est plus curieuse que ses aînés. Ce sont des jeunes qui varient beaucoup et qui vont dans tous les sens. » Dans son salon où l’on peut goûter 240 variétés différentes, la tendance du moment est aux thés blancs. « Et aux infusions, poursuit-il. Les clients  en consomment énormément et ont pris goût au bio. Quotidiennement, on me demande si j’en propose. » Une influence directe de la presse féminine qui vantent les mérites de certains thés. « Les périodiques lancent les modes ! certifie Vincent. Ils amènent  une clientèle nouvelle mais nous restons honnêtes sur les antioxydants ou les vertus minceurs que contiendraient les thés. On a aussi parlé de thé vert guérisseur du cancer. J’ai déjà vu des gens en détresse me solliciter pour obtenir du thé guérisseur. C’est assez incroyable. »

Une clientèle variée qui vient donc gonfler les bénéfices de ce passionné de thé. « J’explique la progression constante de la consommation par le nombre de lieux ouverts à Bruxelles, confie-t-il. Depuis un peu plus de dix ans, un magasin ouvre chaque année dans la capitale. C’est un métier où il faut s’investir car il faut sans cesse goûter de nouvelles choses. »

Période de gloire du thé

A Bruxelles, les maisons de thé sont concentrées autour du quartier du Bailli. Les commerçants veulent attirer les expatriés qui traînent le plus fréquemment dans les quartiers bobos. Bruno Saive, gérant de ‘La 7ème Tasse’, s’apprête d’ailleurs à recevoir du monde : « Nous sommes dans un pays de culture café donc on vend plus de thé en hiver. La grosse période commence et le point culminant est à Noël. »

Pour lui, pas de panique. Il est sûr de conserver sa clientèle malgré l’arrivée du thé en capsules de Nestlé. « Ce genre de machine ne nous fera pas concurrence, explique Bruno Saive. Cette consommation vise les personnes qui souhaitent acheter du thé moins souvent et le stocker plus longtemps dans leurs armoires. Le thé en vrac dure un mois sinon il n’a plus de saveur. Idem pour le café. La feuille de thé, elle, peut se conserver entre six et douze mois. »

Vincent Perpète ne croit pas beaucoup au succès du nouveau percolateur de la filiale Nestlé : « Le thé marchera moins bien que le café. Au bureau, se faire du café via le Senseo est plus facile. On l’a rendu tendance. En l’achetant, on nous donne l’impression de faire partie d’un club. Le hic avec ce label, c’est toujours le prix. Au bout du mois, si on n’achète que des dosettes, ça revient dix fois plus cher pour le budget. Et puis, les gens deviennent plus sensibles à l’écologie depuis quelques années. »

Une infusion onéreuse

Pour la conservation, Nestlé a opté, une nouvelle fois, pour des capsules en aluminium. Pas de quoi réjouir les défenseurs de l’écosystème. Pascal Lebailly, le chef de direction français de Special.T se justifie : « C’est un aluminium recyclable. Les capsules sont livrées avec un sac pour le recyclage. » Dans une époque où le thé devient peu à peu la boisson favorite des sportifs (dixit Lebailly), Nestlé n’a pas raté le coche. Le principal point de discorde entre la grosse entreprise et les petits commerçants de quartiers reste bien évidemment  le goût. « Dans nos cuisines, le thé acheté dans les salons n’a pas le même goût que lorsqu’il est dégusté dans un commerce, réagit immédiatement Pascal Lebailly. Notre machine propose un bon breuvage en peu de temps avec une option d’infusion. Elle calcule pour le consommateur les températures optimales pour les différentes variétés qui existent. » Avec 100 grammes de vrai thé en vrac, on peut remplir dix fois une théière d’un litre. Ce qui permet de faire plaisir à 60 ou 70 personnes qui seraient conviées à partager un goûter. Économiquement, la différence est assez marquée. Et socialement, le plaisir de partager des pâtisseries artisanales autour d’un thé frais a encore de beaux jours devant lui …

L’homme qui croyait en son destin et qui connaît bien son peuple

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C’était la mauvaise nouvelle du week-end. Silvio Berlusconi, l’homme qui a couillonné tout un pays, comme le titre la Une ci-contre, va se représenter aux élections législatives italiennes en 2013. Un homme qui ne doute de rien ! Les Italiens le plébisciteront-ils une nouvelle fois ? Et si oui, pourquoi ? Éléments de réponse personnels ci-dessous.

Décidément le monde occidental est bien malade. Et il s’étonne d’être souvent en désaccord avec d’autres civilisations. Silvio Berlusconi veut de nouveau son trône sur la scène politique. Après trois passages au pouvoir gouvernemental italien (1994-1995, 2001-2006, 2008-2011), il se présente aux élections législatives de mars 2013. Il fallait « une personnalité d’envergure » explique le principal intéressé. Car, en politique, il faut du charisme. François Hollande peut en dire quelque chose, lui à qui on ne cesse de marteler (surtout sur le net) qu’il n’arrive pas à la cheville de Nicolas Sarkozy.

Malgré les scandales et les nombreuses polémiques qui ont entaché son image, Berlusconi croit encore en lui (avec le machisme comme moteur premier). Ses clients principaux que sont les Italiens ont aimé (pour le réélire autant de fois) son image de petit malin qui se faufile, s’arrange et retombe sur ses pattes. On n’ose imaginer ce qu’un Elio Di Rupo aurait récolté comme pourcentages de voix s’il avait été candidat en Italie face à Berlusconi. Car le Cavaliere tient son succès de là : il incarne l’italianité au sens le plus brut, sans fausse pudeur. Un bon macho qui carbure au plaisir uniquement personnel. Dans un pays à 90% catholique, l’ex-président colle aux valeurs de l’Église et du modèle familial traditionnel, notamment sur le sujet sensible de l’avortement. De plus, les Italiens ont cette tendance à dire « I am the King of the World«  et toute critique leur donne de l’urticaire. Pour eux, ce n’est pas de l’analyse. C’est un complot ! Une anti-italianité ! Silvio Berlusconi maintient, hélas, l’Italie dans les clichés qui lui collent à la peau. Et bon nombre d’habitants trouvent cela confortable. Alors que l’identité d’un être humain – et même d’un pays – est toujours en perpétuelle reconstruction.

L’Italie était devenu le jouet de l’ex-gouverneur de 76 ans, c’est-à-dire un empire où règne la culture télé. Où sont passés les intellectuels ? Et le sens civique des Italiens ? Peut-on encore espérer un sursaut de dignité ?

Quand la presse française glorifie des daubes …

Petits MouchoirsAujourd’hui, j’ose, encore une fois, déranger.

Plus de 4,3 millions d’entrées en un mois d’exploitation : c’est le beau résultat qu’a affiché, en 2010, le film « Les Petits Mouchoirs » de Guillaume Canet. Je l’ai enfin vu ! Un des pires films français qu’il m’ait été donné de voir. Je n’ai cessé de repenser à tout ce que j’avais lu. C’était, soi-disant, un film à ne pas louper. Merci la presse française !

« Ce succès m’étonne totalement« , avouait Guillaume Canet lui-même. Et bien, nous sommes deux. D’accord, succès public – avec plus de 4 millions de tickets vendus – ne veut pas dire succès de cœur. Les gens ont peut-être tout simplement eu l’envie de vomir en sortant de la salle de cinéma. Ils s’y sont en tout cas précipité en masse. La faute à du suivisme suite aux critiques de médias bienveillants ? Ou plutôt de médias qui rêvent de faire partie de ces « bobos parisiens » ?

Le film est une coquille vide qui n’inspire que l’ennui. Le pire, c’est qu’il dure 2h30. Canet voulait qu’on s’attache aux personnages. C’est raté ! Le personnage de Marion Cotillard, par exemple, joue aux chiens battus et à la femme définitivement lasse de tout (sauf lasse de fumer des joints) durant tout le film. Ses pages de dialogues étaient minimes, elles n’indiquait que des roulements de yeux. Qu’importe les acteurs finalement, le scénario doit exister !

Regardez « Les petits mouchoirs », c’est comme regarder une télé-réalité. L’apologie de l’hypocrisie et de l’égocentrisme. Des gens beaufs, misogynes, affalés, qui traînent leur vie … Ils ne veulent pas s’investir, ne donnent pas l’impression de tenir les uns aux autres. Si ce genre de personne est bien énervante dans la vie, elle n’en deviendra pas plus passionnante au cinéma. Surtout si elle fait partie d’un vrai bon film français où les silences sont plus importants que tout le reste. Les séries américaines le font mieux. Et oui, encore et toujours l’éternelle comparaison avec ce qui se passe de l’autre côté de l’Atlantique.

Le cinéma sert, comme la lecture, à côtoyer des gens à qui on ne peut parler mais avec qui nous partageons des angoisses et des questionnements sur le sens de la vie et de nos actions. A penser, à se conscientiser, à aimer, à comprendre et à se distraire. Or, il n’y a rien de tout ça dans le film de Guillaume Canet. Tout est juste énervant. Ce sont des extraits de vacances mis bout à bout dans la mémoire d’un caméscope ! La presse française préfère les œuvres qui ont l’air intelligentes parce qu’elles traitent la dramatique du thème proposé avec sérieux … même quand c’est artificiel, quand c’est du mélo de 2 heures et que les scénaristes ne prennent aucune hauteur pendant la durée totale du film ! Combien de longs-métrages français passent leur temps à se regarder le nombril plutôt que de s’ouvrir ? Un peu d’introspection est vital mais c’est du systématisme depuis des années.

Alors oui, prenons nos petits mouchoirs à la fin de ce film, car on encense des œuvres aussi vulgaires. Vulgaires dans les mots, dans le manque de distinction, dans le mépris accordé aux spectateurs se sentant complètement exclus de ce moment « entre potes ».

[Mode] Un retour en arrière au Musée du Costume et de la Dentelle

Les robes à paniers et les chemises à jabots vous passionnent ? L’exposition « Paniers, baleines et Jabots » au Musée du Costume et de la Dentelle, au cœur de Bruxelles, sur la mode du XVIIIème siècle est faite pour vous ! Pour un prix très raisonnable (3€ pour les étudiants et 4€ pour les autres), vous pouvez admirer les belles étoffes qui étaient les reines au siècle des Lumières.

Habit

À l’époque, dames et messieurs du monde sont vêtus de riches soieries brochées. Ça se passe à Bruxelles, réputé pour ses trésors en matière de dentelle, jusqu’au 31 décembre 2012. En bonus : le visionnage du Défilé Haute-Couture de Jean-Paul Gaultier à la Fashion Week en janvier 2012 au deuxième étage.

Qui lance une pétition avec moi pour revenir à ce style vestimentaire ?

Si vous êtes plus années 70, une nouvelle expo se prépare et recherche des jeans «pattes d’eph», des tenues disco/punk et autres accessoires. Écrivez-leur vite !

  

Adresse :

Musée du Costume et de la Dentelle
Rue de la Violette 12
1000 Bruxelles

http://www.museeducostumeetdeladentelle.be/fr/accueil/

Britney Bitch : Le théâtre d’une tragédie américaine

L’anniversaire du jour, c’est celui de Britney Spears (31 ans). Joyeux anniversaire, miss ! Sur Britney Spears, tout a été lu et écrit. Regardons dans le rétroviseur pour planter le décor. Zoom sur un destin non atypique. Son œuvre aussi a perdu de sa saveur. Britney reste l’exemple-même de la star qui s’est brûlée les ailes et qui tente de revenir en faisant bonne figure.

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Qu’il est loin le temps où Britney Spears donnait vingt interviews par jour ! Après les révélations tapageuses sur sa vie sexuelle sur laquelle elle a menti de 1999 à 2003, la pop star ne pouvait plus se permettre d’envoyer de fausses promesses à la tête des journalistes.

Le produit « Britney Spears » a été vendu comme un produit lisse et républicain. La célèbre chanteuse était la colombe blanche de l’Amérique. Une équipe d’experts en marketing lui ont conseillé de répondre franchement aux questions relatives au sexe que lui poseraient certains journalistes indiscrets. Et quelle réponse ! La Louisianaise devait prétendre être encore pure, elle échangeait juste quelques baisers avec les garçons qui croisaient sa route. Sans doute pas encore consciente qu’elle tombait dans un piège (ou une robe trop étroite), Spears a joué le jeu, toute sourire. Mais le métier de célébrité exige aussi un célibat prolongé, surtout lorsque l’on a 18 ans. Un public de jeunes préfèrera une image de pop star célibataire qu’une image de fille bel et bien éprise d’un seul homme, celui qu’elle rêve pour mari.

Lorsque l’interprète de « Baby one more time » se met à sortir avec le leader du groupe musical N*Sync, Justin Timberlake, elle se rend compte des difficultés que son statut (et donc que ses paroles) lui impose(nt). La jeune starlette tente d’arrondir les angles. Justin serait patient … Il souhaiterait, comme elle, attendre jusqu’au mariage avant de faire l’amour. Mais les vidéos clip de Britney évoluent … Dans « I’m a slave 4 U » (qui lance son troisième album en 2001), la (soi-disant) vierge se frotte dans un sauna à une bande de garçons qui n’attendent que sa bouche … et pas que sur leurs lèvres. Les médias s’interrogent. Comment tant d’hormones en ébullition dans l’image professionnelle qu’elle projette peuvent-ils se calmer dans l’intimité d’un salon ou d’une chambre avec l’élu de son cœur ? Britney jure qu’elle et Justin n’ont encore rien fait. De plus, ils manquent tous les deux de temps pour se voir. C’est d’ailleurs la raison de leur rupture au printemps 2002.

Le chanteur, désormais concentré sur une carrière solo, se venge dans les paroles des tubes de son premier disque. « Cry Me A River », par exemple, parle des larmes qu’il a versées après que Britney l’ait trompé. Serait-ce, au fond, un service que Justin lui rend pour accélérer les choses ? Britney et lui ont bel et bien couché ensemble. Désormais, la lolita peut jouer un autre rôle, plus aguichant. Elle n’en pouvait plus de répéter qu’elle aimait lire un passage de la Bible avant de s’endormir, le soir. Des années plus tard, pendant le break qu’elle s’accorde entre deux albums, Britney Spears se marie à deux reprises et divorce autant de fois. Lorsqu’elle se retrouve à nouveau célibataire, elle entend bien profiter de sa jeunesse volée. La source de sa frustration est décodée. Pas un seul faux pas ne lui était autorisé. Elle rêvait de faire, comme tout le monde, des erreurs afin de grandir. Ses parents se rendent compte de leurs erreurs. Elevée avec des valeurs républicaines, Britney se déchaîne et part à la dérive. Sa petite sœur annonce qu’elle est enceinte de son premier enfant alors qu’elle n’a que … 16 ans. Sa mère publie un livre comme rédemption tandis que son ex-mari prend leur fille sous son aile pour l’aider à aller mieux.

Aujourd’hui, Britney repose sur ses pochettes d’album comme une vierge. Le retour au point de départ … pour un nouveau pétage de plomb ? Ses deux récents tournées (Circus Tour et Femme Fatale Tour) nous montrent à quel point son retour musical avec « Womanizer » en septembre 2008 fut trop précipité. Sur scène, La pop star ne prend nullement en charge son public, ses musiciens, ses danseurs et ses techniciens, comme le ferait une Madonna toujours en forme à 54 ans. On a beaucoup dit que Britney Spears sait manipuler les foules et s’assurer leur fidélité aveugle. Elle chercherait à entretenir notre dépendance. Ce qui est certain, c’est qu’elle ne semble plus donner l’impression d’aimer son métier et d’être dépendante de lui. Et si le rêve secret de Britney était de partir pour toujours sur une île déserte loin des producteurs cupides, des médias curieux et d’un public qui la glorifie comme Madonna … alors qu’elle est loin d’avoir la même intelligence musicale ?

Bon anniversaire quand même !