Quand la presse française glorifie des daubes …

Petits MouchoirsAujourd’hui, j’ose, encore une fois, déranger.

Plus de 4,3 millions d’entrées en un mois d’exploitation : c’est le beau résultat qu’a affiché, en 2010, le film « Les Petits Mouchoirs » de Guillaume Canet. Je l’ai enfin vu ! Un des pires films français qu’il m’ait été donné de voir. Je n’ai cessé de repenser à tout ce que j’avais lu. C’était, soi-disant, un film à ne pas louper. Merci la presse française !

« Ce succès m’étonne totalement« , avouait Guillaume Canet lui-même. Et bien, nous sommes deux. D’accord, succès public – avec plus de 4 millions de tickets vendus – ne veut pas dire succès de cœur. Les gens ont peut-être tout simplement eu l’envie de vomir en sortant de la salle de cinéma. Ils s’y sont en tout cas précipité en masse. La faute à du suivisme suite aux critiques de médias bienveillants ? Ou plutôt de médias qui rêvent de faire partie de ces « bobos parisiens » ?

Le film est une coquille vide qui n’inspire que l’ennui. Le pire, c’est qu’il dure 2h30. Canet voulait qu’on s’attache aux personnages. C’est raté ! Le personnage de Marion Cotillard, par exemple, joue aux chiens battus et à la femme définitivement lasse de tout (sauf lasse de fumer des joints) durant tout le film. Ses pages de dialogues étaient minimes, elles n’indiquait que des roulements de yeux. Qu’importe les acteurs finalement, le scénario doit exister !

Regardez « Les petits mouchoirs », c’est comme regarder une télé-réalité. L’apologie de l’hypocrisie et de l’égocentrisme. Des gens beaufs, misogynes, affalés, qui traînent leur vie … Ils ne veulent pas s’investir, ne donnent pas l’impression de tenir les uns aux autres. Si ce genre de personne est bien énervante dans la vie, elle n’en deviendra pas plus passionnante au cinéma. Surtout si elle fait partie d’un vrai bon film français où les silences sont plus importants que tout le reste. Les séries américaines le font mieux. Et oui, encore et toujours l’éternelle comparaison avec ce qui se passe de l’autre côté de l’Atlantique.

Le cinéma sert, comme la lecture, à côtoyer des gens à qui on ne peut parler mais avec qui nous partageons des angoisses et des questionnements sur le sens de la vie et de nos actions. A penser, à se conscientiser, à aimer, à comprendre et à se distraire. Or, il n’y a rien de tout ça dans le film de Guillaume Canet. Tout est juste énervant. Ce sont des extraits de vacances mis bout à bout dans la mémoire d’un caméscope ! La presse française préfère les œuvres qui ont l’air intelligentes parce qu’elles traitent la dramatique du thème proposé avec sérieux … même quand c’est artificiel, quand c’est du mélo de 2 heures et que les scénaristes ne prennent aucune hauteur pendant la durée totale du film ! Combien de longs-métrages français passent leur temps à se regarder le nombril plutôt que de s’ouvrir ? Un peu d’introspection est vital mais c’est du systématisme depuis des années.

Alors oui, prenons nos petits mouchoirs à la fin de ce film, car on encense des œuvres aussi vulgaires. Vulgaires dans les mots, dans le manque de distinction, dans le mépris accordé aux spectateurs se sentant complètement exclus de ce moment « entre potes ».

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