L’homme qui croyait en son destin et qui connaît bien son peuple

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C’était la mauvaise nouvelle du week-end. Silvio Berlusconi, l’homme qui a couillonné tout un pays, comme le titre la Une ci-contre, va se représenter aux élections législatives italiennes en 2013. Un homme qui ne doute de rien ! Les Italiens le plébisciteront-ils une nouvelle fois ? Et si oui, pourquoi ? Éléments de réponse personnels ci-dessous.

Décidément le monde occidental est bien malade. Et il s’étonne d’être souvent en désaccord avec d’autres civilisations. Silvio Berlusconi veut de nouveau son trône sur la scène politique. Après trois passages au pouvoir gouvernemental italien (1994-1995, 2001-2006, 2008-2011), il se présente aux élections législatives de mars 2013. Il fallait « une personnalité d’envergure » explique le principal intéressé. Car, en politique, il faut du charisme. François Hollande peut en dire quelque chose, lui à qui on ne cesse de marteler (surtout sur le net) qu’il n’arrive pas à la cheville de Nicolas Sarkozy.

Malgré les scandales et les nombreuses polémiques qui ont entaché son image, Berlusconi croit encore en lui (avec le machisme comme moteur premier). Ses clients principaux que sont les Italiens ont aimé (pour le réélire autant de fois) son image de petit malin qui se faufile, s’arrange et retombe sur ses pattes. On n’ose imaginer ce qu’un Elio Di Rupo aurait récolté comme pourcentages de voix s’il avait été candidat en Italie face à Berlusconi. Car le Cavaliere tient son succès de là : il incarne l’italianité au sens le plus brut, sans fausse pudeur. Un bon macho qui carbure au plaisir uniquement personnel. Dans un pays à 90% catholique, l’ex-président colle aux valeurs de l’Église et du modèle familial traditionnel, notamment sur le sujet sensible de l’avortement. De plus, les Italiens ont cette tendance à dire « I am the King of the World«  et toute critique leur donne de l’urticaire. Pour eux, ce n’est pas de l’analyse. C’est un complot ! Une anti-italianité ! Silvio Berlusconi maintient, hélas, l’Italie dans les clichés qui lui collent à la peau. Et bon nombre d’habitants trouvent cela confortable. Alors que l’identité d’un être humain – et même d’un pays – est toujours en perpétuelle reconstruction.

L’Italie était devenu le jouet de l’ex-gouverneur de 76 ans, c’est-à-dire un empire où règne la culture télé. Où sont passés les intellectuels ? Et le sens civique des Italiens ? Peut-on encore espérer un sursaut de dignité ?

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Une réflexion sur “L’homme qui croyait en son destin et qui connaît bien son peuple

  1. j’adore ton style franc et direct,je suis un capricieunados convaincu ;)….helas le pouvoir de la télé et de l’argent permettent a ce genre d’individu de briguer un poste important,esperons juste que pour une fois,il se ramasse un echec cuissant.
    bonne continuation Mister Luigi 🙂

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