[Sortie] Où boire du bon thé à Bruxelles ?

Où boire

Le thé serait la boisson la plus consommée au monde. A Bruxelles, il attire de plus en plus de jeunes. Cette semaine, Nestlé commercialise chez nous le fameux breuvage en capsules. L’occasion de rencontrer quelques gérants de salons de thé de la capitale.

Ah, le thé … Comme le café, on trouve de tout : du jus de chaussette au philtre raffiné. La marque Nestlé a décidé de s’emparer de ce marché en plein essor. Il est encore trop tôt pour dire si les Belges accrocheront au concept Special.T mais la nouvelle génération en consomme de plus en plus.

C’est ce qu’avoue Vincent Perpète, le gérant du tearoom ‘Comptoir Florian’ place Saint-Boniface : « Chez les jeunes, l’amour du thé s’est développé. Il y a 17 ans, lorsque j’ai ouvert, ce n’était pas le cas. Aujourd’hui, 90% de ma clientèle est jeune. La nouvelle génération est plus curieuse que ses aînés. Ce sont des jeunes qui varient beaucoup et qui vont dans tous les sens. » Dans son salon où l’on peut goûter 240 variétés différentes, la tendance du moment est aux thés blancs. « Et aux infusions, poursuit-il. Les clients  en consomment énormément et ont pris goût au bio. Quotidiennement, on me demande si j’en propose. » Une influence directe de la presse féminine qui vantent les mérites de certains thés. « Les périodiques lancent les modes ! certifie Vincent. Ils amènent  une clientèle nouvelle mais nous restons honnêtes sur les antioxydants ou les vertus minceurs que contiendraient les thés. On a aussi parlé de thé vert guérisseur du cancer. J’ai déjà vu des gens en détresse me solliciter pour obtenir du thé guérisseur. C’est assez incroyable. »

Une clientèle variée qui vient donc gonfler les bénéfices de ce passionné de thé. « J’explique la progression constante de la consommation par le nombre de lieux ouverts à Bruxelles, confie-t-il. Depuis un peu plus de dix ans, un magasin ouvre chaque année dans la capitale. C’est un métier où il faut s’investir car il faut sans cesse goûter de nouvelles choses. »

Période de gloire du thé

A Bruxelles, les maisons de thé sont concentrées autour du quartier du Bailli. Les commerçants veulent attirer les expatriés qui traînent le plus fréquemment dans les quartiers bobos. Bruno Saive, gérant de ‘La 7ème Tasse’, s’apprête d’ailleurs à recevoir du monde : « Nous sommes dans un pays de culture café donc on vend plus de thé en hiver. La grosse période commence et le point culminant est à Noël. »

Pour lui, pas de panique. Il est sûr de conserver sa clientèle malgré l’arrivée du thé en capsules de Nestlé. « Ce genre de machine ne nous fera pas concurrence, explique Bruno Saive. Cette consommation vise les personnes qui souhaitent acheter du thé moins souvent et le stocker plus longtemps dans leurs armoires. Le thé en vrac dure un mois sinon il n’a plus de saveur. Idem pour le café. La feuille de thé, elle, peut se conserver entre six et douze mois. »

Vincent Perpète ne croit pas beaucoup au succès du nouveau percolateur de la filiale Nestlé : « Le thé marchera moins bien que le café. Au bureau, se faire du café via le Senseo est plus facile. On l’a rendu tendance. En l’achetant, on nous donne l’impression de faire partie d’un club. Le hic avec ce label, c’est toujours le prix. Au bout du mois, si on n’achète que des dosettes, ça revient dix fois plus cher pour le budget. Et puis, les gens deviennent plus sensibles à l’écologie depuis quelques années. »

Une infusion onéreuse

Pour la conservation, Nestlé a opté, une nouvelle fois, pour des capsules en aluminium. Pas de quoi réjouir les défenseurs de l’écosystème. Pascal Lebailly, le chef de direction français de Special.T se justifie : « C’est un aluminium recyclable. Les capsules sont livrées avec un sac pour le recyclage. » Dans une époque où le thé devient peu à peu la boisson favorite des sportifs (dixit Lebailly), Nestlé n’a pas raté le coche. Le principal point de discorde entre la grosse entreprise et les petits commerçants de quartiers reste bien évidemment  le goût. « Dans nos cuisines, le thé acheté dans les salons n’a pas le même goût que lorsqu’il est dégusté dans un commerce, réagit immédiatement Pascal Lebailly. Notre machine propose un bon breuvage en peu de temps avec une option d’infusion. Elle calcule pour le consommateur les températures optimales pour les différentes variétés qui existent. » Avec 100 grammes de vrai thé en vrac, on peut remplir dix fois une théière d’un litre. Ce qui permet de faire plaisir à 60 ou 70 personnes qui seraient conviées à partager un goûter. Économiquement, la différence est assez marquée. Et socialement, le plaisir de partager des pâtisseries artisanales autour d’un thé frais a encore de beaux jours devant lui …

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