Bilan des Magritte du Cinéma 2016 : un raffinement détendu

SAM_2853Assister à une cérémonie de récompenses du cinéma, c’est toujours gracieux, distingué, élaboré… voire démesuré. Mais nous sommes en Belgique et il y avait une ambiance plutôt cool. Un certain Parisien nommé Vincent Lindon s’en est même ému. Billet d’ambiance.

La 6ème cérémonie des Magritte du Cinéma, nos César à nous, s’est déroulée dans la salle du Square au Mont des Arts, près de Bruxelles-Central. Non exempte de défauts sur sa dynamique, elle a surtout mis en avant le fait que les politiques (Didier Reynders et Joëlle Milquet étaient dans la salle) devaient avoir à l’œil le statut d’artiste. Inutile de mettre sur pied des cérémonies de récompenses si les artistes/techniciens/artisans belges ne peuvent pas vivre de leur métier et galérer pour produire ou se faire produire. On ignore si le message va passer mais on a eu notre kota de belles robes et de discours sincères. La première à s’exhiber et à s’exprimer fut d’ailleurs Marie Gillain, présidente de cérémonie. On confirme : Marie est encore plus jolie en vrai !

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Vingt-deux récompenses furent distribuées les unes à la suite de l’autre, entrecoupées des pointes d’humour, parfois pas réussies, de Charlie Dupont. Mais de l’avis de tous, ça passait bien car les Belges se distinguent. Et c’est le lauréat du Prix d’Honneur annuel, Vincent Lindon, qui est le premier à le dire. Il était sur son petit nuage et même encore très ému au dîner étoilé qui a suivi, remerciant mille fois les Belges pour leur accueil et pour ce prix, lui, « Français qui doit se déplacer pour être récompensé ». Le milieu du cinéma français appréciera la pique. A juste titre, Vincent Lindon a reçu une longue standing ovation de la part d’une salle qui n’a pas hésité à se lever d’un coup.

Un palmarès qui a fait la part belle au cinéma flamand avec une catégorie du « Meilleur film » leur étant spécialement dédiée alors que leur cérémonie officielle, De Ensors/De Vlaamse Filmprijzen, ne regarde pas ce qui se fait du côté francophone de notre petit pays. Pas grave, nous dirons que nous sommes au-dessus de ça.

« Le Tout Nouveau Testament », oeuvre si poétique de Jaco Van Dormael, a reçu le prix du « Meilleur film de l’année« . Il y a six ans, le réalisateur avait déjà été récompensé pour « Mr Nobody » et semblait avoir des mains trop petites pour tenir tous ses trophées : « Meilleur film » donc mais aussi « Meilleur réalisateur », « Meilleur scénario » et « Meilleure musique ». Sur le site du journal Le Soir, on peut lire que Jaco Van Dormael aime filmer le côté décalé de Bruxelles : « J’aime faire de Bruxelles un lieu un peu magique, un peu décalé. Bruxelles a quelque chose de particulier : c’est tellement moche que quand tu la regardes longtemps ça devient beau ». Ce côté beau, nous avons pu le voir de tout en haut, avec vue sur le clocher de la Grand-Place lors du dîner VIP qui a suivi.

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Un dîner au cours duquel Marie Gillain n’a cessé de rire comme une petite fille aux côtés de Dany Boon avec qui elle ferait bien de penser à un scénario. Ces deux-là forment un très joli couple. La détente, la sympathie et la convivialité qui régnaient dans la salle de repas enfoncent le clou quant à l’importance d’une telle cérémonie. Vincent Lindon a d’ailleurs prévu de montrer le DVD à quelques personnes à Paris.

A l’année prochaine ! Tot volgend jaar ! See you next year !

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