Desireless bientôt de retour en Belgique !

Aujourd’hui plus discrète, la chanteuse ne chôme pas et nous dévoile ses projets.

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Il est des titres qui sont le porte-bonheur de certains artistes… et qui auraient pu atterrir dans le gosier d’un autre. Voyage, voyage est de ceux-là. Composé à l’origine par Michel Delpech, il a permis de lancer Claudie Fritsch alias Desireless en 1986. Aujourd’hui exilée dans le Sud de la France, elle n’en reste pas moins active et continue de publier, en toute liberté, des albums. « Je suis beaucoup plus heureuse aujourd’hui, nous confie l’artiste par téléphone. A l’époque, si je disais que le milieu du show-bizz était un panier de crabes, en 2016, c’est un triple panier (rire). » Après John, Qui sommes-nous ?– un troisième single au succès plus modeste –, un premier album signé chez l’ancêtre de Sony et alors qu’une grande tournée se préparait, Desireless a rendu son contrat. « J’ai réellement pris mes jambes à mon coup. Aujourd’hui, je ne cherche plus aucun label. Je produis la musique, je fais presser, je conçois la pochette, mets le disque dans l’enveloppe et colle même le timbre pour ceux qui commandent sur mon site officiel. » Ni compositrice et ni interprète de Voyage, voyage, elle avoue ne rien toucher sur les rotations radio de son tube, contrairement à aujourd’hui. Environ 1000 disques s’écoulent de chaque galette qu’elle produit avec Antoine, son bras droit-producteur électro de Operation of the Sun.

SUR SCÈNE A STAVELOT

C’est d’ailleurs avec lui que l’artiste se lance dans une nouvelle aventure : un disque-hommage au poète Guillaume Apollinaire. Décrit comme un conte surréaliste, il ne pouvait pas faire l’impasse sur le pays qui représente le mieux ce mouvement : le nôtre ! Et comme à peu près tous les artistes, Claudie dit adorer la Belgique : « C’est toujours hyper agréable de venir jouer chez vous. Malgré la pluie et le brouillard, on adore ! Vous attendez toujours les artistes sous les gouttes, vous êtes des gens simples et pleins d’humour. La simplicité, c’est si important, ça facilite les rapports. Vous n’êtes pas loin de l’Angleterre et comme les Anglais, vous aimez réellement la musique et vous êtes très internationaux, donc ouverts à plein d’autres choses. Je suis toujours abasourdie de rencontrer des gens créatifs chez vous. J’ai l’impression que tout le monde fait plein de choses tout le temps ! »

Guillaume

Le conte scénique est précédé d’un disque tout simplement intitulé Guillaume disponible numériquement depuis octobre dernier. Un mélange de poèmes d’Apollinaire et de textes écrits par Desireless. Dans le style guitare-voix – avec un peu d’orgue sur certains morceaux-, ce spectacle musical mettra en avant trois personnages : Antoine (son bras droit), la marionnette fantomatique du poète et Desireless elle-même.

L’aventure commencera à l’automne prochain à l’Abbaye de Stavelot… tout simplement car notre pays est le seul à accueillir un musée Apollinaire.

Interview > © Luigi Lattuca pour La Dernière Heure

INFOS SUR L’ARTISTE :

http://www.desireless.net

http://www.facebook.com/DESIRELESSPAGE/

 

« Stars 80 ? C’est fini ! »

 

Desireless donne aujourd’hui la priorité à des projets plus personnels et a sacrifié la tournée de la nostalgie : « Ca fait longtemps que je n’y suis plus. En 2007, j’ai embarqué pour trois années de RFM Party 80 avec d’autres artistes de cette décennie. C’était les débuts, c’était très sympa. Après trois ans à chanter Voyage Voyage et John en boucle, je me suis dit que ce n’était pas très intéressant pour quelqu’un de créatif comme moi… J’ai envie de faire des choses, de me mettre en danger, de créer. Ma première chanson ne me lasse pas mais si je ne fais que la chanter, oui. Elle continue de m’accompagner lors de galas mais pas pour les 10 ans de Stars 80 qui auront lieu l’année prochaine. » Et même pas dans le second film actuellement en tournage. Voilà qui laisse donc tout le temps à Claudie de cultiver son jardin, elle qui adore regarder les fleurs pousser…  « Je suis sereine et je ne crache pas dans la soupe ; John m’a même permise d’être n°1 en Russie. Même si cela ne me rapporte rien, ça m’ouvre des portes pour jouer. Je suis sur scène pour mes nouvelles chansons depuis des années, en France, Allemagne et deux fois par an en Russie. Je n’ai jamais autant travaillé et jouer que maintenant ! » Une chance pour celle qui avait quitté sa maison de disque avant de pouvoir justement goûter à la scène… L.L.

 

 

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