Eric Morena continue de mener son bateau ! [Interview]

Eric MORENA 1Avant de revenir en novembre en Belgique (où il présentera un disque justement enregistré chez nous), l’artiste lyrique se confie avec bonhomie.

 

Février 1987. Oh, mon bâteau débarque sur les ondes. Ça fait quelques années qu’on a fièrement lancé les radios dites libres et l’époque est décrite comme folle et créative. Eric Morena se prend pour un hidalgo héroï-comique et gagne son public. Suivront Je suis le torero de l’amour, Ramon, Pedro et plusieurs albums au succès honorable. Morena peut se targuer d’être toujours là en 2016 car une tournée s’annonce avec une étape belge programmée dans deux mois à Tubize. « Je suis très souvent venu en Belgique, j’y ai enregistré mon dernier disque [pochette ci-dessous] et je prends beaucoup de plaisir avec votre public. » Les paie-t-on tous ces artistes pour nous dire ça ? « Mais du tout, c’est la vérité, réplique-t-il. J’ai toujours reçu un accueil fabuleux sur scène ou durant des émissions télé. »

D’ailleurs, la scène, c’est ce qu’Eric préfère. Il peut aujourd’hui encore vivre de ses prestations. « S’il n’y avait pas ces rendez-vous, je n’existerai pas. La vraie vie artistique est à travers le contact populaire. A la limite, tout le reste me gonfle. Après les spectacles, je suis toujours étonné de voir les gens rester pour me parler. C’est une vraie preuve d’amour et de fidélité. Je savoure cette récompense et me dit que je ne me suis pas trompé de métier ! »

« La vraie vie artistique est à travers le contact populaire.

                                                                                                               A la limite, tout le reste me gonfle. »

Un capitaine qui ne coule pas

Destiné à une carrière de chanteur lyrique dans les années 80, l’artiste a vite quitté ce monde après quelques coups bas. La rencontre avec un producteur de variétés qui lui fait découvrir Oh, mon bâteau sera déterminante. Un succès tel qu’il a encore l’impression de le vendre : « Tous les ans, il est repris sur au moins une compilation. J’en ai des dizaines chez moi. » Eric Morena est, en somme, un homme bienheureux. Il est même tendre avec le milieu du show-bizz qui lui avait demandé de cacher son homosexualité et de poser avec des mannequins dans certains magazines. « Ce n’est pas plus noir qu’ailleurs. Je n’ai pas de raison de ne pas être épanoui. J’ai tout eu en enregistrant ce titre en 1987. Il m’a apporté tant de choses et je peux encore vivre de mon métier. C’est une grâce d’avoir vécu et de vivre tout ça. » Pour Tubize, il promet des titres sérieux mais surtout festifs, avec son dernier album tout spécialement mis en lumière. Show must go on… à tout âge.   

© Luigi Lattuca pour La Dernière Heure

En concert en Belgique au Centre Culturel de Tubize le dimanche 13 novembre à 15h.

 

 Eric MORENA 2

 

Frigide Barjot comme témoin de mariage !

Fin des années 80, quand le single-fétiche d’Eric sort, la France débat sur le PACS (avant de s’écharper sur le mariage pour tous presque 25 ans plus tard). Les producteurs d’Oh, mon bâteau veulent faire le buzz et organisent un faux mariage avec Dorian, son compagnon de l’époque. La témoin n’était autre que Frigide Barjot, people issue de la jet-set française et « ayant vu la lumière » début 2000. Elle sera la figure de prouve du mouvement anti-mariage gay en France en 2013 et 2014… ce qui prouve bien l’hypocrisie de cette dernière. Et surtout le grand courage d’Eric Morena à une époque plus réfractaire.

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