Véronique Genest : « Julie Lescaut manque plus au public qu’à moi… » [Interview]

De passage à Binche, Véronique Genest pétillait toujours autant. Interview exclusive entre la salade et la soupe.

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Portrait craché, pièce débutée en janvier à Paris, était de passage unique chez nous vendredi dernier. Explosions de rire nombreuses avec Véronique Genest (et Julien Cafaro de Camping Paradis) qui se régale et rêve de prolongations infinies. « Ca marche du tonnerre et à Binche, c’est complet depuis longtemps. », nous dit-elle après une séance de dédicaces de 20 minutes (ci-dessus) et avant de plonger dans le menu du restaurant où elle nous a demandé de la suivre. « C’est plutôt sympa de faire ça ici, non ? » Mais, hélas, elle perd son sourire quand elle évoque l’annulation d’une dizaine d’autres dates. « Un tourneur belge est venu nous voir à Paris et a trouvé que ça criait trop. Je suis dégoûtée de rester si peu longtemps chez vous. On ne va même pas à Bruxelles, c’est insensé ! Les Belges, qui réclament la pièce sur Facebook, sont le meilleur public, avec les Suisses. Deux publics tellement présents pendant qu’on joue. Je profite de cet entretien pour alerter les programmateurs de votre pays ! » Elle garde d’ailleurs la main mise sur la bouteille de bière posée sur la table pour la ramener à son mari diplômé de Philosophie à Uccle.

 

« Si je devais tomber amoureuse aujourd’hui ? Il aurait 80 ans. »

 

RENDEZ-VOUS AVEC FRANCE 3

Si on peut revoir Véronique Genest par chez nous, c’est surtout car Julie Lescaut a pris fin. Fini les tournages de dernière minute rajoutés par TF1. « Actuellement, je tourne quand je veux et je peux prévoir des tournées de pièces, j’adore ça. »

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Mais à quand de nouveaux rôles télé ? « Bientôt, bredouille-t-elle mystérieuse. J’écris beaucoup et j’ai envie de proposer une mini-série qu’un auteur m’a envoyée à France 3 avec qui j’ai eu des critiques sublimes sur La Bonne Dame de Nancy. J’espère aussi que le public me verra au cinéma. » Mais Véronique Genest serait-elle partante pour une nouvelle série à la Julie Lescaut ? « C’est le rôle qui dicte l’envie de tourner. Si j’en ai un joli qui m’amuse, je ne serais pas contre de tourner 3 ou 4 épisodes par an. Mais tous les rôles sont les rôles de mes rêves. » Et quand on apprend qu’elle trouve Matt Pokora très beau, on lui propose de se réinventer en cougar. « Je vais finir l’interview maintenant (éclat de rire) ! Oh non, je ne veux pas. Si je devais aujourd’hui choisir un mec, il aurait environ 80 ans car je n’ai jamais supporté d’être la plus vieille. »

« JULIE LESCAUT ? ON EN AVAIT FAIT LE TOUR. »

Celle qui restera l’éternelle Julie Lescaut pour le grand public ne semble, en tout cas, pas du tout nostalgique de son ancien rôle : « J’avais quasiment 30 balais quand je l’ai accepté. Après 101 épisodes en 22 ans, je pense qu’on en a fait le tour et je n’avais plus envie des mêmes choses. Les filles de Julie avaient grandi et changé et les scénarios n’étaient plus aussi inventifs. C’était mieux de s’arrêter en plein succès.» Mais elle cite toujours, avec des étoiles dans les yeux, ses audiences de l’époque (8 à 9 millions), celles que TF1 essaie sans doute de retrouver aujourd’hui malgré l’arrivée de la TNT. Elle ne mâche en tout cas pas ses mots sur les fictions d’aujourd’hui : « On se croirait dans Nous Deux parfois, non ? Il faut plus d’innovation, de beaux projets atypiques comme Breaking Bad. Les Américains n’ont pas ce problème. » A elle de lancer le Breaking Bad français alors !

 

© Luigi Lattuca pour La Dernière Heure

 

 

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Myriam Leroy : « Je ne pense pas être quelqu’un de cynique ! » [Interview]

ok-kpt6109 Myriam Leroy arrive au Théâtre de la Toison d’Or. Pour soutenir des comédiens ? Oui, les siens. Ou plutôt ceux qui servent son texte, SA pièce. La première en l’occurrence : « Cherche l’amour » qui débute ce jeudi 27 octobre à 20h30. Le but ? Montrer que l’offre amoureuse made in 2016 devrait nous satisfaire – comme le rayon des chips chez Cora – mais qu’en fait, cela est plus difficile. Les études les plus sérieuses montrent, en effet, que l’ultra-choix a plutôt tendance à paralyser le consommateur. Et les analyses les plus fines peuvent aussi prouver que Myriam Leroy est faite de cynisme (regardez sa timeline Twitter !) alors qu’en fait… elle avoue que non ! Rencontre un lundi matin dans la grisaille bruxelloise.

 

Cette pièce pour le TTO est-elle une commande assez libre ou le thème fut-il imposé d’emblée ?

Nathalie Uffner, directrice du théâtre, m’a proposé d’écrire une pièce et elle avait envie d’un truc romantique, de parler d’amour et d’une aventure dans laquelle chacun puisse se projeter. On connaissait toutes les deux la série anglaise « Date » où des personnages sont filmées dans une conversation in-extenso sans montage et ça parle de rendez-vous amoureux. Ça nous a bien botté ! Ça m’a bien inspiré de pouvoir montrer des gens dans leurs conversations, montrer ce qu’ils cherchent et qu’ils veulent. Nathalie m’a conseillé de creuser là-dedans et je lui ai proposé une série de neuf scénettes où on voit des rendez-vous : des premiers, des derniers et organisés via des réseaux sociaux ou des applications comme Tinder ou AdopteUnMec.

Cette pièce a été nourrie par tout ce que vous avez pu entendre de la bouche de vos amis, à l’instar des scénaristes de feu « Sex and the City » ?

Tout à fait, j’ai absolument pillé les histoires de mes amis ! Je me suis nourrie des histoires qu’on me racontait car je n’ai, pour ma part, jamais fréquenté ces sites même si je les trouve fascinants. Et puis, j’ai assisté aux récits de leurs déconvenues amoureuses. Mon constat ? C’est extrêmement cruel. Les relations amoureuses sont, aujourd’hui, de plus en plus cruelles à cause de la démultiplication de l’offre et la peur de manquer quelque chose. Il y a une angoisse qui tenaille tout le monde à l’idée de louper plein d’autres histoires même si on est en couple. On  a l’impression qu’on peut choisir toutes les caractéristiques du catalogue mais ce dernier n’est qu’une auto-fiction, une mise en forme du réel pas réelle du tout justement. Cela explique les nombreuses déceptions. Mais ce n’est pas une pièce désenchantée. Elle va notamment montrer que sur base d’accidents, on peut se rencontrer !

On sait que vous aimez le cynisme et que vous l’êtes vous-même assez…

Moi, je ne trouve pas (rire) !

Non ? Pas un peu sarcastique ? Mais ce genre d’humour permet de dire des choses vraies. Vous trouvez l’époque très cynique ?

Oui, je trouve mais je n’ai vécu que mon époque donc que dire sur les autres ? Quoique… « Madame Bovary » est encore d’une actualité déconcertante. C’est le jeu social qui est cynique, en fait. Je crois que si je suis cynique, c’est juste en réponse à la cruauté du monde environnant. Je n’aime pas tellement les gens sans cesse cyniques au 1er degré, je ne trouve pas ça très intéressant. Ce qui est sûr, c’est que la pièce a des accents et des élans d’amertume mais j’essaie de faire en sorte que ça se termine bien car je suis, malgré tout, profondément romantique. J’ai envie que la pièce se termine bien mais ce n’est pas parce que les premières rencontres qu’on verra se terminent bien que tout se passera bien après. C’est comme dans les contes de fée finalement… La fin n’est que le début et la tragédie arrive ensuite (rire) !

Donc ce sera une pièce avec de l’introspection ?

Les personnages n’en feront pas mais leur introspection se dessine en creux dans ce qu’il montre. C’est une sorte de jeu de dupes, un bal masqué où les gens essaient de montrer qui ils sont mais pas trop, de prendre des risques mais pas trop… tout en étant très bavards. Il y a énormément de texte et les comédiens ont beaucoup à apprendre mais ils sont excellents. Je ne me fais absolument aucune frayeur à ce niveau-là.

Cela vous donne envie d’être comédienne ?

Je crois que je serai une piètre comédienne car incapable de jouer autre chose que moi-même. Je sais me jouer, jouer mes propres émotions mais pas quelqu’un d’autre. C’est vraiment un métier et les comédiens de la pièce me rappellent à chaque instant qu’on ne s’improvise pas dans le métier.

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Avez-vous participé au choix des comédiens ?

Oui, j’en ai discuté avec Nathalie. Elle me les a imposés entre guillemets car je ne les connaissais tout simplement pas ou juste une partie de leur travail. Nathalie est une formidable directrice d’acteurs et à la première lecture, j’ai été convaincue que c’était le bon choix pour tous. A titre personnel, je souhaitais avoir Myriam Akheddiou que je trouve très fine, très subtile et très sensible. Je suis ravie qu’elle soit là ! Je connaissais le travail de Pierre Poucet qui est hyper drôle, doux et très subtil sur plein de registre différents. Nous avons aussi Marc Weiss que j’avais découvert dans une série télé où il ne pouvait pas démontrer tout l’étendu de son talent et là, il est assez stupéfiant. Et puis Sandy Duret que je ne connaissais pas du tout. Nathalie Uffner a découverte cette nana complètement étonnante dans un café-théâtre. Et l’alchimie prend entre tous ces comédiens qui ont chacun 4 personnages à interpréter. C’est un sacré boulot de transformiste !

Ca fait vraiment référence au fait qu’on peut être une personne différente selon les applications utilisées.

Bien sûr. Et aussi selon la personne face à soi, ça détermine le ton de la relation.

C’était vraiment un sujet dont il fallait se saisir étant donné le nombre hallucinant d’inscrits sur les applications. Les personnes qui ont créé ça doivent dormir dans des draps en or.

Oui, c’est clair ! Et puis, ces applications ont le charme désuet de la petite annonce amoureuse ayant toujours existé. Finalement, ce n’est pas si nouveau que ça.

Mais les annonces ne contenaient pas de photo… Et on devait attendre alors que des applications fonctionnent aussi par repérage, géolocalisation.

Oui (rire). Qui peut consommer là à l’instant T sur le marché sentimental ? C’est très pragmatique.

Vous citiez une série britannique tout à l’heure. C’est une écriture qui vous plaît ?

Oui, je l’aime beaucoup et la trouve hyper moderne. En ce moment, je découvre les épisodes de « Fleabag », nouvellement diffusée sur la BBC. Mais c’est impossible à pitcher car c’est juste la vraie vie d’une vraie fille d’une trentaine d’années assez handicapée des sentiments à cause d’une famille qui l’est tout autant. Elle navigue de relation en relation et c’est extrêmement moderne. Ça peut avoir l’air trash sur papier alors qu’en fait, pas du tout. Pendant une scène, elle se masturbe devant un discours de Barack Obama. Sur papier, j’aurais soupiré mais à l’écran, ça sonne hyper juste. Donc je trouve qu’il y a de plus en plus de personnages féminins de séries qui sont très intéressants, épais et ressemblant aux filles qu’on rencontre tous les jours.

Des points de départ audacieux comme dans cette série que vous citez ou comme dans Jane The Virgin qui part tout sur la virginité et l’insémination artificielle, ne viendraient jamais de la France…

Non, c’est clair. J’estime les Français assez à la traîne dans le domaine des séries télé. Miraculeusement, la Belgique est en train de tirer son épingle du jeu en ce moment et ça fait du bien de voir à l’écran des personnages se parlant comme on se parle dans la vraie vie. Et c’est ce que j’ai essayé de faire dans la pièce : faire dialoguer mes héros de façon crédible et qui nous font penser à des gens qu’on connaît même si j’aurais pu tendre vers le kitch et le monstrueusement drôle, vers l’archétype, … Mais, en fait, la vie est toujours plus dingue que la fiction. C’était important pour moi qu’on puisse croire à ces personnages. Le rire n’est pas nécessairement une fin en soi même si j’espère qu’il sera présent et que les gens passeront un bon moment.

N’oublions pas que c’est souvent pour cela d’ailleurs que le TTO va vers certains auteurs !

Il y a, bien sûr, une ligne éditoriale au TTO, on peut essayer de la transcender mais il faut la respecter. J’ai essayé de respecter ses fondamentaux mais je voulais aussi donner de vraies émotions, les faire grincer des dents, et pas livrer quelque chose de monolithique. En outre, je voulais livrer des sous-propos que je ne souhaitais pas voir dénaturés et ça a été respecté. Le texte n’est pas du tout sacré et les comédiens en font ce qui veulent, le malaxer comme ils le sentent.

Et faire rire, c’est plus difficile que d’émouvoir ?

C’est clair. On pleure tous pour les mêmes choses… ou alors on a de sacrées névroses. On pleure tous sur le même tempo : une rupture amoureuse, la mort d’un proche, … Ciseler un truc comique m’impressionnait beaucoup car c’est plus subtil. On rit de choses différentes et quand Nathalie m’a demandé d’écrire quelque chose, je me suis longtemps dit que c‘était peut-être un peu trop difficile pour moi.

Il y avait une pression du style « Il y a meilleur que moi » pour une perfectionniste comme vous ?

Non, je n’ai pas essayé de me mettre une pression de ce type-là. Rien n’a été pompé sur quoi que ce soit et il y aura toujours certainement mieux ailleurs. Il faut s’affranchir de cela sinon on ne fait plus rien. On reste comme le chat impressionné par les phares d’une voiture.

D’ailleurs, avez-vous d’autres projets de théâtre ?

Non, non (rire). Je poursuis mes activités habituelles et j’ai quelques projets à venir mais pas suffisamment construits pour en parler. Après, la VRAIE pièce à écrire serait « Trois ans plus tard… » ou bien « Sept ans plus tard… ». Pourquoi pas ?

Et vous vous verriez écrire sur quels autres sujets ?

Je trouve que le monde du travail et de l’entreprise est une sortie de microsociété soumise à pas mal de violences, de pression et de cruauté donc ce serait intéressant de produire quelque chose dessus. Ecrire une série ou une pièce tragique ou shakespearienne, même si nous avons The Office, m’intéresserait.

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Interview réalisée par Luigi Lattuca,

Photos prises par Dorian Lohse.

Tribune : « La culture populaire est vecteur de Beauté ! » (gloire à Bob Dylan)

LA CHANSON PRIX NOBEL DE LITTÉRATURE !

(Tribune de Roger BERTOZZI, conseiller et analyste stratégique pour les questions relatives au Climat et à l’Environnement)

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« Très grande joie à l’annonce du Prix Nobel de Littérature 2016, d’abord pour le lauréat, le magnifique Bob Dylan, mais aussi, et avec force, pour la reconnaissance ainsi donnée, enfin, à la chanson, part intégrante de notre patrimoine littéraire. L’Académie Nobel a loué à juste titre dans son communiqué la poésie de Bob Dylan. Or, la poésie, dans les temps les plus antiques, était indissociable du chant. La poésie grecque, par exemple, est née comme incantation.

Il est extraordinaire qu’il a fallu attendre 2016 pour que le Prix Nobel couronne un chanteur ! Qui ne sait qu’en tous lieux et en tous temps, du cante hondo au ragtime, de la variété au rock, des clubs cubains au rap marseillais, nombreux furent et sont les paroliers, les chanteurs-compositeurs, les artistes de scène dont les textes atteignent les plus hauts niveaux de l’intensité poétique et de ce que nous nommons par conventions la beauté littéraire ? Ce glorieux et joyeux Nobel à Bob Dylan couronne aussi tous ceux qui par leurs chansons ont enchanté et enchantent nos âmes. Et n’oublions pas que pour des millions de jeunes la chanson est le premier accès, parfois le seul accès, à la littérature et à la poésie, c’est à dire à la parole habitée par l’âme et incarnée dans un style. Je vois d’ici venir ceux que ce Prix pour du folk, pour du « populaire » choquera. Il ne faut pas s’y attarder, certains conservatismes sont de simples aveuglements, et le meilleur moyen d’y répondre c’est de ne pas les voir !

Je me souviens que même le très prestigieux Pascal Quignard avait dû faire face à une bronca pour son Goncourt octroyé à des recueils de fragments, et non au sacro-saint roman ( au mépris et de l’art du fragment et du testament des frères Goncourt qui instituèrent leur prix pour toute oeuvre de fiction, et les pensées sont des fictions, indépendamment du genre ). Et puis il y aura sans doute la complainte des thuriféraires de la culture savante. Dieu sait mon amour de la culture savante et de l’érudition ! Mais comment imaginer que l’amour de la culture puisse nourrir le désamour pour telle ou telle forme de culture, et non pas cultiver en nous une plus grande capacité de goûter universellement à la variété merveilleusement infinie des pratiques et des formes culturelles ? La culture populaire est vecteur de beauté et ferment de communion, elle remplit la noble fonction thaumaturgique et initiatrice de tous les arts, elle accompagne les vivants dans les méandres de la destinée et elle fait vivre les morts dans le coeur des restés… N’est-ce pas là la fonction immémoriale de la Poésie dans ses multiples incarnations humaines ? Alors je salue le Poète Dylan et tous ses frères de scène, je félicite l’Académie Nobel pour son choix avisé et je prie tous les grincheux de nous épargner leur chanson ! »

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2012 : Bob Dylan in Los Angeles.

Cap 48 : de l’effervescence comme jamais !

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La grande soirée du Cap 48 a réuni, ce 9 octobre 2016, un très beau plateau de stars sensibles à la cause. Et au final, l’opération a récolté 5.552.026 euros de dons!

Grosse effervescence dans les coulisses de Cap 48 hier soir à Liège. « Comme on en a rarement vu »,entend-on dans les couloirs. Il faut dire que les invités de la soirée ont tous une actualité bien chargée. C’est ce que confie Jenifer à Jean-Luc Reichmann : « J’ai débarqué complètement à l’ouest ce matin. » Eh oui, tout comme Amir (qui ne perd jamais son sourire), elle participait hier – jusque tard – à la finale de The Voice Kids saison 3.

Parrain Jean-Luc accro à son smartphone

L’animateur star des Douze coups de midi avait, lui, l’air d’un poisson dans l’eau, s’amusant à filmer tout ce qu’il pouvait en compagnie de Jean-Louis Lahaye. « Je suis ravi d’être le parrain de cette édition, nous confie-t-il dans sa loge décorée de chocolats Galler. Confirmez-moi : c’est bien belge ? En tout cas, je sens que je pourrais prendre la double nationalité, moi ! J’ai tenu à inviter l’un de vos compatriotes et toute sa famille : Damien, l’un des derniers grands Maîtres de Midi ! » Avec une sœur handicapée et la publication d’un livre nommé « T’as une tâche, pistache !« , le credo de Jean-Luc Reichmann est clair : toujours aller de l’avant.

Les Grands du Rire

Jean-Luc Reichmann Reporters / Marlyse Press Photo

Jean-Luc n’a pas hésité à interrompre le tournage de sa série Léo Matteï, brigade des mineurs pour venir à Liège, où se déroulait l’émission de la RTBF. « J’ai sillonné, en tant que 12.001e bénévole, Liège en car et je me suis posé pour goûter les boulets, la bière et le chocolat. Puis, Slimane m’attend pour la suite de ma série, c’est notre prochain guest. Comme d’habitude, vous verrez l’épisode en primeur avant nous, les Français. »

Des médailles à l’honneur

Julien Doré (en concert à Forest National le 12 mai 2017) était présent pour la première fois et avoue que le handicap fut lourd à gérer dans sa famille :« C’est particulier à accompagner. Un retard énorme a été pris au niveau des pouvoirs publics pour assurer aux handicapés un rythme de vie normal. C’est presque inexcusable. » On le sent touché et ému, lui qui a ce grand amour pour la Belgique : « J’ai énormément d’affinités avec les gens d’origine belge. Mon nouvel album a été réalisé avec un véritable ami qui est l’un de vos compatriotes. Il m’a aussi épaulé pour la réalisation du clip du Lac.« 

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Du côté sportif, Michèle George et Joachim Gérard, les champions paralympiques de Rio, étaient présents pour partager leur expérience et leurs espoirs. La première, médaille d’argent pour l’équitation, a été opérée à plusieurs reprises et a trouvé d’autres moyens d’égayer son quotidien : « Je ne sens plus mon pied gauche, l’équilibre n’est plus au top mais si la lumière ne vient pas du soleil, elle arrivera d’une petite étoile.« 

Positive attitude aussi pour Gérard, coincé dans une chaise roulante mais malgré tout médaille de bronze simple hommes en Tennis : « J’ai conscience d’être un modèle qui peut vivre de ses activités dans le tennis. » Des exemples qui n’auront donc pas besoin de l’hypnose de Messmer qui devait, hier, jouer avec l’imaginaire du public en vue de toujours battre ses records en séance d’hypnose. « Le Guinness Book est assez sévère et voudrait vérifier avec des casques mais quand je suis face à 600 personnes, impossible ! Je ne serai jamais dedans ! »

Quant au groupe Puggy, il devait rouler à vélo la tête vers le bas et Maria Del Rio (RTL) avait accepté d’être enfermée dans une black box. Un bel élan de solidarité de gens connus et d’autres moins connus qui mettent de côté les différences tout en la célébrant pendant une soirée où les dons font toujours avancer la particularité de l’émission se terminant toujours par un score qu’on espère supérieur à celui de l’an dernier… Une recette pas facile mais agréablement réussie cette année. Pour preuve : le compteur a encore explosé ! Bravo à tous.

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Luigi Lattuca pour La Dernière Heure