Pourquoi le retour de Madonna n’a pas de saveur

madonna-releases-rebel-heartTandis que certains (jeunes) fans se réjouissent de la qualité de son retour musical, d’autres aimeraient quand même sans doute que la Madone la mette de temps en temps en veilleuse, se refasse une vraie image et arrête de courir après les jeunettes qui font le buzz.

Madonna passe la fin de l’année à se ronger les ongles. Alors que treize titres ont fuité des studios et se sont retrouvés sur le net (sous le LP « Iconic »), d’autres morceaux – en partie produits par monsieur « Hard Candy » Pharell Williams – viennent de se dévoiler aux oreilles des auditeurs. Certaines sont d’ailleurs déjà sur YouTube et ne volent pas bien haut. Un peu comme si le ciel avait voulu punir la chanteuse après les âneries prononcées récemment en interview.

Un coup d’œil sur Twitter dans la liste de tweets reliés par le hash-tag #RebelHeart permet de voir que le nouvel album (EP) de Madonna officiellement dévoilé sur ITunes est surtout défendu par la frange la plus jeune de son public. Les jeunes gens qui s’extasient n’y vont pas par quatre chemins : c’est une tuerie. Les autres, un peu plus âgés, repensent avec nostalgie au passé et constate que l’artiste fière et conquérante qui prenait des risques n’est plus qu’une caricature.

Aujourd’hui, c’est en réalisant la même chose qu’on a déjà entendu durant une année complète non stop à la radio que Madonna considère qu’elle se renouvelle. Au sens littéral du terme, passe encore. On peut analyser la situation actuelle en deux sens : une star qui a trente ans de carrière derrière elle peut définitivement s’amuser et enchaîner deux (voire trois) disques moyens ou bien elle doit toujours repousser les limites et les exigences.

A mon sens, depuis qu’elle a dépassé les 50 ans, Louise Veronica Ciccone passe un cap difficile dans sa vie privée et professionnelle. L’ère musicale précédente, « MDNA », restera dans les mémoires comme une suite de buzzs superficiels éclipsant totalement sa musique. Plutôt que de retenir la leçon comme après le semi-échec d’  « Erotica » en 1992, Madonna persiste. Elle veut s’amuser, disait-elle à « Rolling Stone » récemment.

Dans cette interview, elle nous conseille également de diffuser de l’amour partout autour de nous et d’être unis. La clé de la paix, c’est l’amour fraternel. C’est beau. Pourquoi ne prendrait-elle pas les clins d’œil des autres comme des preuves d’amour alors ? Elle n’a jamais raté une occasion de lancer une pique à Lady GaGa qu’elle voit clairement comme une menace.

Pourtant, toujours pour « Rolling Stone », Madonna se décrit comme un être fragile. Mais dès l’écoute de « Bitch, I’m Madonna  » (déjà son second duo avec la reine de la subtilité, Nicky Minaj), on peine à la croire. Même sa communication a du plomb dans l’aile. La Madonne donne l’impression d’être dépassée. Encore plus quand elle avoue que sans ces leaks, elle aurait agi comme dans le passé : lancer le single en radios, un clip rapidement après et ensuite donner quelques petites interviews à gauche et à droite. Toutefois, une star de son envergure doit privilégier les surprises à la « BEYONCE », l’album visuel de l’artiste du même nom publié d’un coup, un matin sans annonce préalable, sur iTunes.

En ce sens, le retour de la reine de la pop n’a pas de saveur. Rappeler Nicky Minaj une seconde fois, se contredire en paroles et actes, ne plus marquer les esprits par une musique de qualité et innovante, … Les mauvais points sont nombreux. Il ne lui reste plus que la scène pour se rattraper… pour ceux qui pourront se payer la place.

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Et elle critique Madonna …

Foresti-Party-Bercy On sentait dans ses récents propos que sa grande idole Madonna l’avait déçue en 2012 … Chère Florence, si je devais donner quelques conseils aux stars sur le déclin, ce serait plutôt par toi que je commencerais. « Foresti Party Bercy » n’est pas un bon investissement. Ni à Bercy-même, ni en salle de cinéma UGC ou Gaumont et ni sur DVD ou Blu-Ray. Bon, trop tard, les fêtes de Noël sont passées mais c’est – au moins – un avertissement pour le public qui attend déjà ton prochain spectacle. Enfin, celui qui n’a pas décidé de raccrocher. Car, si l’inspiration baisse, la grossièreté, elle, augmente.

Florence Foresti, nul besoin de la présenter. Son dernier spectacle « Mother Fucker » a récolté toutes les louanges possibles et deux ans plus tard, Florence a décidé de faire sa Mylène Farmer en restant à Bercy pour un show gigantesque qui doit rendre hommage à sa petite personne. Gigantesque par la scénographie, minuscule par le niveau d’humour. Florence Foresti est devenue une caricature d’elle-même. C’est sympa à elle de critiquer son idole Madonna mais au point de vue du show, elle se débrouille mieux que Florence pour se réinventer et toujours re-séduire son public (dans sa grande majorité). Ce Bercy n’était qu’une excuse pour en mettre plein la vue visuellement et être habillée en Jean-Paul Gaultier mais demeure une coquille vide ! Un spectacle pour SE faire plaisir, pas pour distraire le public qui a, sans aucun doute, du mal à comprendre durant les deux heures la logique et le fil rouge du spectacle (qu’est venue faire Sonia Lacen là-dedans, par exemple ?).

Devenir l’humoriste préférée des Français ne réussit pas à Florence Foresti qui devient de plus en plus vulgaire, abusant des « Putain » dans chaque phrase, forcant son jeu à outrance (celui qu’on connait tous où elle mime une femme ulcérée par le quotidien) ou formatant chacune de ses répliques (qui se ponctue par un « Connard » ou un « Connasse »).  C’est principalement la redondance qui a tué ce show. Forest’ en rajoute, en fait de trop, cabotine dès qu’elle le peut et n’arrête pas de hurler dans chaque scénette … Qui cela surprend encore ? Toujours les mêmes thèmes et SURTOUT des reprises d’anciens sketchs ! Ces reprises sont nombreuses, ça ne passe même plus pour des « clins d’œil ». D’accord en fin de carrière, mais là, Flo, tu es encore jeune … Non !? Un hommage à toi-même réalisé vingt ans trop tôt.

Alors, un conseil, Florence Foresti  : arrêtez la scène pendant au moins trois ans et réfléchissez à d’autres sujets que les différences hommes/femmes. L’ex-humoriste préférée des Français, Muriel Robin, l’a fait, elle, pour réfléchir sereinement. Une parenthèse qui lui a profité (voir  à ce sujet « Mourir d’aimer » de Josée Dayan). Proposer ceci est un peu honteux, on vous connaissait tant de talent pour faire rire … Tout est une question de dosage dans la vie.
Et si vous vous ennuyez durant cette pause : sachez que les meilleurs moments furent dans l’introdution du spectacle avec les imitations de stars. Vous êtes championne de cette catégorie. Un petit retour en télé serait sans doute bénéfique. 😉  » Non, non, je ne suis pas fou, Bonsoir ! « 

Le bon, la brute et le truand

Bon bute truant Dans trois jours, Madonna met un terme à sa huitième tournée mondiale « The MDNA Tour ». Un gigantesque tour de chant (et de danse) ponctué de nombreuses polémiques. La Madonne a vécu un drôle d’été ! Le symbole fasciste des nazis a notamment été apposé sur le front de Marine Le Pen, la leader du Front National français lors d’un interlude qui représentait toutes les religions du monde. Mystique, Madonna l’a toujours été. Il y a donc forcément un message à la clé.

Mi-juillet, une plainte contre Madonna a été déposée devant le Tribunal de grande instance de Bobigny (en Seine-Saint-Denis). Elle émanait du vice-président du Front National, Florian Philippot. Un bon coup de pub … Ah ben non, les élections présidentielles étaient déjà passées !Avec à la clé, de très jolis scores pour le parti dédiabolisé grâce à la parole d’une blonde. Laquelle n’a pas apprécié qu’une autre blonde utilise son image associée au symbole nazi qu’est la croix gammée. Mais d’où provient cette croix gammée ? Correspond-t-elle vraiment à ce que Marine Le Pen réprésente et désire ?

La croix gammée trouve son sens dans l’une des plus vieilles religions du monde : l’hindouisme. La croix utilisée par l’ancien dirigeant allemand, Adolf Hitler,  est, en réalité, un ancien signe hindou nommé « svastika » qu’on trouve reproduit dans des vestiges de plusieurs civilisations en Asie (elle symbolise l’éternité en Chine), en Afrique et en Amérique mais aussi en Europe dès les âges préhistoriques. Il paraît qu’elle devait représenter la roue et, par conséquent, suggérer la rotation, jusqu’à donner le vertige. De plus, elle devait représenter le soleil (et sa lumière). Rien à voir avec le national-socialisme à l’origine donc … Quoique … Hitler, comme Le Pen, ont rejeté la faute sur une communauté bien précise et se sont imposés comme « les sauveurs d’une nation malade ». Ils sont la lumière vers laquelle les gens doivent tendre ! On assiste à une véritable lobotomie et n’est-ce pas ce que la roue représente aussi ? La roue n’a ni commencement, ni fin. Elle symbolise un tout, une radicalisation.

Regarder une rotation favorise l’endormissement. N’est-ce pas plutôt là ce que Madonna a voulu représenter ? Juste sur le crâne qui habite le cerveau qui lui-même doit abriter l’esprit critique. Ce n’est pas étonnant de la part d’une chanteuse ultra-démocrate qui s’est toujours battue pour faire avancer les libertés individuelles.