Bruno Madinier et Davy Sardou présentent « Les Vœux du Cœur » à Bruxelles [Interview]

Sympathiques et souriants, les deux comédiens étaient de passage à Bruxelles pour une intense journée promo le 2 novembre 2016. En décembre, ils seront au Centre Culturel d’Auderghem pour une semaine de représentations. Pour moi, ils évoquent « Les Vœux du Cœur » née après le vote de la loi sur le mariage pour tous, le monde du théâtre, la dictature des réseaux sociaux et leurs projets.

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Bienvenue à Bruxelles. Combien de fois êtes-vous déjà venus ici ?

Davy Sardou : C’est ma 3ème fois à Auderghem. Une fois, j’avais joué aussi au Cirque d’Hiver.

Bruno Madinier : C’est ma 3ème fois également et j’ai aussi tourné un film à Bruxelles pendant un mois une fois. C’était « Tombé sur la tête » avec Michèle Bernier où nous avons bouclé quelques scènes extérieures dans Paris sur deux jours avant de mettre le cap sur la Belgique car c’était une co-production belge.

Davy Sardou : On a fait passer Paris pour Bruxelles ? Étonnant.

Bruno Madinier : Oui. Il suffit de trouver des intérieurs intéressants et le tour est joué ! J’avais aussi tourné des scènes d’une série sur Napoléon en Pologne.

Et puis, la France est plus chère…

Bruno Madinier : C’est plus cher, crédits d’impôts et tout ça (rires). Avec une co-production belge, il y a des subventions et des crédits d’impôts. Il y a aussi toute une vague de tournages il y a longtemps en Roumanie, République Tchèque, etc.

Vous avez d’abord présenté « Les Vœux du Cœur » à Paris mais commencer par une tournée, ça vous est déjà arrivé ?

les-voeux-du-coeur-afficheBruno Madinier : Oui, ou par une seule ville de province comme Lyon, oui.

Davy Sardou : Je l’ai déjà testé également. Commencer par une tournée est très confortable. Non pas que Paris est plus difficile que la Province mais la création est presque différente. Le public est peut-être plus ouvert… Y a des régions de France, de Belgique et de Suisse qui sont réellement très accueillantes.

Bruno Madinier : Et puis, il y a beaucoup trop de spectacles à Paris ! (Il se penche vers le dictaphone) Beaucoup, beaucoup trop ! (rire)

Davy Sardou : Et avec deux spectacles qui se suivent dans certains théâtres, on est dans un formatage terrible alors qu’on touche quasiment à la création absolue sur scène. On formate le cerveau ou c’est lui qui s’adapte au cerveau ? A        une époque, on pouvait se concentrer sur un livre très long alors que maintenant les éditeurs dictent la longueur des chapitres !

Bruno Madinier : Si les gens sont passionnés par ce qu’ils font ou ce qu’ils entendent, le temps n’a aucune importance. Par contre, si c’est un peu chiant, le temps a de l’importance.

Davy Sardou : C’est le fameux théorème d’Einstein : « Asseyez-vous à côté de la femme que vous aimez pendant une heure et ça vous paraîtra une minute. Mais si vous mettez une main sur une poêle à frire, ça vous paraîtra une heure. »

« Des hauts membres de l’Eglise catholique se sont déplacés, des associations d’homosexuels catholiques, des associations qui étaient contre le mariage, … La pièce n’est pas là pour donner des leçons et désigner qui a tort et qui a raison. »

DAVY SARDOU

Davy, dans la pièce « Les Vœux du Cœur », vous incarnez un homosexuel et la pièce a été lancée juste après le vote sur la loi autorisant les personnes de même sexe à se marier en France. Ça a fait du bruit ? Des comités anti-mariage sont venus ?

Davy Sardou : On les a invités pour faire avancer le débat ! La pièce est arrivée après le vote de la loi et l’animosité urbaine avait déjà eu lieu. A l’époque où ça a démarré à Paris, ça s’était calmé après le très grand débat de société organisé. Des hauts membres de l’Eglise catholique se sont déplacés, des associations d’homosexuels catholiques, des associations qui étaient contre le mariage, … La pièce n’est pas là pour donner des leçons et désigner qui a tort et qui a raison. Elle est plus sur l’engagement – tous les personnages sont tiraillés – que sur l’autorisation de se marier quand on aime quelqu’un du même sexe que soi.

Bruno Madinier : L’argument de départ, c’est le mariage pour tous mais la question centrale est de savoir ce qu’on va faire pour respecter son engagement et à quoi doit-on faire face pour le maintenir vis-à-vis de quelqu’un ou de sa religion ? Doit-on sans cesse persister dans ses choix ou les adapter ?

Davy Sardou : Dans la pièce, une femme indépendante et courageuse réalise un certain choix de vie et tombe amoureuse de quelqu’un à l’opposé de ses convictions, ce curé ayant choisi Dieu mais s’interroge lui aussi.

Etes-vous croyants ?

Davy Sardou : Oui, je le suis. Croyant mais pas pratiquant, ou du moins à ma manière.

Bruno Madinier : Moi, je ne sais pas…

Davy Sardou : C’est une belle réponse (rires).

Bruno Madinier : Mais on aimerait tous que ça marche derrière (rire).

Davy Sardou : Pas mal de personnes sont assez pragmatiques et vivent très bien avec ça.

Bruno Madinier : Mais, en même temps, même s’il n’y a rien après, la religion a un rôle dans la société qui est de transmettre théoriquement des valeurs positives même si pas mal ont été détournées au cours du temps et de l’histoire. Elles sont mêmes devenues des engagements politiques ! Si elles arrivent déjà à diffuser des valeurs dans la société, pourquoi pas. Ça a un impact positif. Lorsqu’on a joué la pièce au Théâtre La Bruyère en 2015, des gens de tous horizons sont venus nous voir et la pièce a provoqué pas mal de discussions animées après. Pas mal de gens catholiques m’ont confié qu’elle avait amené pas mal de sujets sur la table lors de dîners et qu’elle les avait animés ! La pièce est divertissante mais fait réfléchir une fois sorti de la salle.

« Des gens m’ont avoué avoir pleuré lors de la dernière scène… »

BRUNO MADINIER

C’est d’ailleurs pour ça que vous avez été choisis par le Centre Culturel d’Auderghem !

Davy Sardou : Effectivement, la pièce a parlé à André, le directeur. Non seulement, c’est très bien écrit – et nous sommes bien placés pour en parler car on l’a joué plus de 100 fois  – mais par ailleurs, c’est un vrai parti pris. Et le théâtre est fait pour ça ; c’est un vecteur social et actuel.

Bruno Madinier : Lors de la dernière scène, je prononce un sermon. Des gens m’ont avoué avoir pleuré à ce moment-là !

Davy Sardou : Et puis, beaucoup de gens peuvent se dire « Je ne suis pas concerné car pas croyant et pas homosexuel donc pourquoi j’irais ? »… mais la réalité de la pièce fait qu’on s’y retrouve. On parle surtout du sentiment humain de s’engager dans quoi que ce soit. La pièce va cueillir les spectateurs qui viendront : ils vont se retrouver et être touchés par des personnages qui, au naturel, ne seraient pas proches d’eux.

Bruno Madinier : La pièce ne tranche pas et représente tous les points de vue à travers ses quatre personnages. Par exemple, un homosexuel est totalement en rébellion et l’autre s’interroge sur son abstinence très mal comprise par son compagnon.

En regardant la liste des villes par lesquelles vous êtes passés ou par lesquelles vous allez passer, certaines sont-elles aux mains du FN qui a du mal avec ces sujets ?

Bruno Madinier : Ce n’est pas une énorme tournée alors que c’est un spectacle avec une très bonne presse. Je pense que le sujet a fait peur à plein de villes. Les directeurs de théâtre ont eu peur pour de mauvaises raisons. Tout en ayant aimé la pièce, ils se sont demandé ce qu’allaient penser les habitants de leur ville. Or, le spectacle n’est pas pesant et fait beaucoup rire.

Davy Sardou : C’est pour ça qu’il faut rendre hommage à André, le directeur du Centre Culturel d’Auderghem. Il prend des spectacles engagés qui font peur à beaucoup de villes. Dans n’importe quel parti politique, on ne sait pas quoi faire avec certaines thématiques importantes.

Bruno Madinier : C’est pour ça que le théâtre est important, c’est un endroit d’engagement avec des paroles d’auteurs importantes. Si on ne laisse partir en tournée que du vaudeville, on rabaisse le niveau général de l’offre théâtrale.

Davy Sardou : … qui est important aussi. On a beaucoup besoin de ça aussi en se divertissant grâce à des pièces légères mais il faut faire la part des choses : proposer du divertissement et de la réflexion… comme André à Auderghem.

Beaucoup de théâtres bruxellois ont opté pour une saison humoristique cette année après les attentats à Paris et Bruxelles.

Davy Sardou : Bien sûr et on comprend car on constate, nous aussi, à Paris que les spectacles comiques sont ceux qui fonctionnent le plus.

Bruno Madinier : Pas que ! Je suis allé voir Edmond au Palais Royal d’Alexis Michalik qui n’est pas une comédie pur jus et qui cartonne quand même.

Davy Sardou : Mais en tournée, on voit beaucoup de comédies pures…

Bruno Madinier : Elles ne sont pas dangereuses… J’ai un discours militant par rapport à la qualité qu’on offre. C’est important de conserver de la qualité dans le théâtre privé, il ne faut pas toujours aller vers la facilité. On peut rencontrer le succès avec un spectacle au niveau un peu plus épais.

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Et à propos de votre public, allez-vous parfois lire la presse du net qui compte de plus en plus ?

Davy Sardou : On fait très attention à cela car il y en a beaucoup et puis, c’est un excellent moyen de faire du bouche-à-oreille plus que les critiques. Les gens parlent de nous à une tablée ou vont déposer un petit mot gentil ou méchant sur internet s’ils n’ont pas aimé. Pour moi, ça s’apparente plus à une espèce de livre d’or qu’à une critique artistique. Mais il faut aussi se préserver de cela…

Bruno Madinier : On a eu des billets sur des blogs.

Davy Sardou : Et puis, eux ont l’espace et peuvent s’épancher. La place au théâtre dans la presse est assez restreinte. Les gens ne viennent pas vous dire qu’ils n’ont pas aimé après le spectacle mais on a les bons retours directement après une pièce donc, finalement, à quoi bon aller sur le net ? Et il y a un contact avec les comédiens que les gens apprécient… A Auderghem, j’ai vécu des rencontres formidables.

Pousser les comédiens à aller voir le public après une pièce, c’est tendance à l’heure des réseaux sociaux ?

Bruno Madinier : Chacun fait comme il veut et c’est pareil pour les réseaux sociaux. Le cinéma créé de l’appétence par la distance alors que la télé essaie de créer de la proximité tout le temps alors que ça ne sert à rien. Il faut aussi créer un peu de distance pour que les gens aient envie. Je suis très partagé là-dessus.

Davy Sardou : Tout va très vite. Ce qui marque le plus les gens sont les artistes qui font partie des meubles et qui ont donné beaucoup pour créer des souvenirs. Ils ont marqué les gens, ces derniers ont tellement de souvenirs par rapport à leur carrière et pas par rapport à leurs images personnelles sur le net. Et il y avait moins d’occasions de rencontrer les vedettes !

Bruno Madinier : C’est compliqué le rapport au public, on ne peut pas être accessible tout le temps. Comme tout le monde a désormais un smartphone, vous êtes en représentation permanente et c’est chiant. C’est une dictature. Je vous donne un exemple : j’ai croisé un mec l’autre jour et il était accompagné de sa famille. En parlant très fort, il leur a dit : « Vous avez vu, c’est l‘acteur de machin ! ». Je me retourne pour dire bonjour et, presque offusqué, il leur dit : « On voit qu’il n’aime pas nouer contact rapidement. »

Davy Sardou : On vient de donner une interview radio et on s’interrogeait sur le fait de se faire filmer pendant qu’on parle dans un micro-radio. A 8h du matin, on doit donc se faire maquiller pour se faire filmer afin de retransmettre cela à la télé ou sur le net.

Après toutes ces réflexions, que pouvez-vous nous dire sur vos projets ?

Davy Sardou : Après les ultimes représentations des Vœux du Cœur, je démarre mi-novembre les répétitions d’Hôtel des deux mondes, une pièce d’Eric-Emmanuel Schmitt avec sept autres comédiens. Elle arrive en janvier 2017 au Théâtre Rive Gauche.

Bruno Madinier : J’ai aussi un projet théâtral mais non signé donc j’en parlerai plus tard. Rien à l’horizon concernant la télévision ou le cinéma mais ça pourrait arriver à tout moment.

La question qui vous a poursuivi, c’est « à quand Dolmen 2 » ?

Bruno Madinier : Ce fut une erreur de ne pas le faire. Les auteures ont sorti un nouveau bouquin et il y avait donc matière.

On disait que TF1 a demandé qu’on réécrive plusieurs fois et aurait jeté l’éponge au bout de la 4ème fois à peu près.

Bruno Madinier : Ah bon ? C’est bien dommage…

 

Interview > Luigi Lattuca 

 

 

LA TOURNÉE « Les Vœux du Cœur » encore à :

• à PLAISIR (région parisienne) le jeudi 10 novembre 2016

• à SALON DE PROVENCE (13 ) le Jeudi 1er décembre

• à DOUAI (59) le lundi 5 décembre

• à CANNES le samedi 10 décembre

• à BRUXELLES, au Centre Culturel d’Auderghem, les mardi 13, mercredi 14, jeudi 15, vendredi 16, samedi 17 et dimanche 18 décembre.

Véronique Genest : « Julie Lescaut manque plus au public qu’à moi… » [Interview]

De passage à Binche, Véronique Genest pétillait toujours autant. Interview exclusive entre la salade et la soupe.

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Portrait craché, pièce débutée en janvier à Paris, était de passage unique chez nous vendredi dernier. Explosions de rire nombreuses avec Véronique Genest (et Julien Cafaro de Camping Paradis) qui se régale et rêve de prolongations infinies. « Ca marche du tonnerre et à Binche, c’est complet depuis longtemps. », nous dit-elle après une séance de dédicaces de 20 minutes (ci-dessus) et avant de plonger dans le menu du restaurant où elle nous a demandé de la suivre. « C’est plutôt sympa de faire ça ici, non ? » Mais, hélas, elle perd son sourire quand elle évoque l’annulation d’une dizaine d’autres dates. « Un tourneur belge est venu nous voir à Paris et a trouvé que ça criait trop. Je suis dégoûtée de rester si peu longtemps chez vous. On ne va même pas à Bruxelles, c’est insensé ! Les Belges, qui réclament la pièce sur Facebook, sont le meilleur public, avec les Suisses. Deux publics tellement présents pendant qu’on joue. Je profite de cet entretien pour alerter les programmateurs de votre pays ! » Elle garde d’ailleurs la main mise sur la bouteille de bière posée sur la table pour la ramener à son mari diplômé de Philosophie à Uccle.

 

« Si je devais tomber amoureuse aujourd’hui ? Il aurait 80 ans. »

 

RENDEZ-VOUS AVEC FRANCE 3

Si on peut revoir Véronique Genest par chez nous, c’est surtout car Julie Lescaut a pris fin. Fini les tournages de dernière minute rajoutés par TF1. « Actuellement, je tourne quand je veux et je peux prévoir des tournées de pièces, j’adore ça. »

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Mais à quand de nouveaux rôles télé ? « Bientôt, bredouille-t-elle mystérieuse. J’écris beaucoup et j’ai envie de proposer une mini-série qu’un auteur m’a envoyée à France 3 avec qui j’ai eu des critiques sublimes sur La Bonne Dame de Nancy. J’espère aussi que le public me verra au cinéma. » Mais Véronique Genest serait-elle partante pour une nouvelle série à la Julie Lescaut ? « C’est le rôle qui dicte l’envie de tourner. Si j’en ai un joli qui m’amuse, je ne serais pas contre de tourner 3 ou 4 épisodes par an. Mais tous les rôles sont les rôles de mes rêves. » Et quand on apprend qu’elle trouve Matt Pokora très beau, on lui propose de se réinventer en cougar. « Je vais finir l’interview maintenant (éclat de rire) ! Oh non, je ne veux pas. Si je devais aujourd’hui choisir un mec, il aurait environ 80 ans car je n’ai jamais supporté d’être la plus vieille. »

« JULIE LESCAUT ? ON EN AVAIT FAIT LE TOUR. »

Celle qui restera l’éternelle Julie Lescaut pour le grand public ne semble, en tout cas, pas du tout nostalgique de son ancien rôle : « J’avais quasiment 30 balais quand je l’ai accepté. Après 101 épisodes en 22 ans, je pense qu’on en a fait le tour et je n’avais plus envie des mêmes choses. Les filles de Julie avaient grandi et changé et les scénarios n’étaient plus aussi inventifs. C’était mieux de s’arrêter en plein succès.» Mais elle cite toujours, avec des étoiles dans les yeux, ses audiences de l’époque (8 à 9 millions), celles que TF1 essaie sans doute de retrouver aujourd’hui malgré l’arrivée de la TNT. Elle ne mâche en tout cas pas ses mots sur les fictions d’aujourd’hui : « On se croirait dans Nous Deux parfois, non ? Il faut plus d’innovation, de beaux projets atypiques comme Breaking Bad. Les Américains n’ont pas ce problème. » A elle de lancer le Breaking Bad français alors !

 

© Luigi Lattuca pour La Dernière Heure

 

 

Le plein de stars parisiennes au Centre Culturel d’Auderghem – que réserve la toute nouvelle saison ?

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Tour d’horizon de la nouvelle saison au petits oignons de cet élégant centre de loisirs et de divertissement bruxellois. Objectif cette année : rapprocher et faire réfléchir… avec des visages bien connus du petit écran.

Le Centre Culturel d’Auderghem est, avec le Théâtre Saint-Michel, le haut lieu de la comédienne parisienne à Bruxelles. Depuis des années cependant, le CC dirigé par André Baccichet a pris de l’avance. En 2016 et 2017, c’est sûr, c’est là-bas qu’on pourra applaudir beaucoup de doux visages bien connus des téléspectateurs fidèles de TF1 ou des chaînes de France Télévisions.

« Avec les pièces déjà passées à Paris et que je vais voir pour faire ma sélection, on tente de convenir aux attentes du public et ce qu’on reflète comme image sur Bruxelles : quelque chose de complémentaire plutôt que de proposer de l’original avec des succès populaires. Le CC d’Auderghem rassemble. » nous confie A. Baccichet son directeur depuis 1999.

Déjà 2200 acheteurs pour les nouveaux tickets

L’endroit accueillera, cette saison encore, l’un des habitués : Francis Huster. « Ses performances sont toujours incroyables et il attire du monde. Francis a su créer un lien particulier avec Bruxelles. » Et il emmènera cette fois dans ses bagages la belle Ingrid Chauvin dont il fait tourner la tête dans « Avanti ! ». « On a la chance d’avoir Ingrid, très belle comédienne parfaite dans le rôle qu’elle tient dans « Avanti ! ». Sa rencontre avec Francis Huster est assez exceptionnelle. » D’ores et déjà un succès assuré dans la billetterie.

L’équipe s’active actuellement pour garantir à tous les comédiens un accueil digne de ce nom. « Chaque rentrée est importante, explique monsieur Baccichet. Elle est la consécration de nos choix, des objectifs à atteindre et on espère que le public répondra présent. » Le CC fonctionne toujours avec un concept d’abonnement et il y a déjà à peu près 2200 séduits depuis juillet. Beaucoup de fidèles et un éternel roulement d’année en année, nous glisse-t-on. « On remplit les salles avec aussi un public d’un jour attiré par les affiches. » 

Voeux du coeurDemandez (et réfléchissez) le programme !

D’un côté, on a « Paris-Théâtre » (avec environ 6 représentations pour chaque gros spectacle) et de l’autre des venues assez exceptionnelles d’une ou deux fois seulement.

Mais allez, on verra quoi ? Sélection non exhaustive :

Les Beatles ouvrent le bal ! Oui, oui. Enfin, pas les vrais mais lisez… Ils furent des chercheurs féconds et exigeants, nous dit le programme du site officiel. En 1969, leur musique n’avait plus rien de commun avec celle de leurs débuts. En six ans, stimulés par George Martin, leur producteur, ils s’étaient retournés comme des gants. Après « Bach to Rock », Dominique Jonckheere, chef d’orchestre, compositeur, musicien et chanteur, relève le défi de les interpréter … dans leur jus! Dans son spectacle « BeatleJuice » (du 28 au 30 septembre), il est seul en scène, avec ses guitares, sa voix, son piano, ses ordinateurs, soutenu par les invisibles complices de l’Orchestre de Chambre Oratorio, restés en studio. Pour que la musique soit totale!

Isabelle de Botton (du Théâtre Bouvard) vient en début de saison du 18 au 23 octobre. Puis, Bruno Madinier du 13 au 18 décembre.

« Les chatouilles ou la danse de la colère » (du 7 au 12 février 2017) a reçu des critiques incroyablement dithyrambiques. L’histoire insolite d’Odette, une jeune danseuse dont l’enfance a été volée et qui se bat pour se reconstruire. A travers une galerie de personnages entre rires et émotions, les mots et la danse s’entremêlent et permettent à Andréa Bescond de transporter le spectateur dans un grand huit émotionnel.

Il y a comme un fil-rouge cette saison : des pièces qui prêtent toutes à réflexion, qui vont droit au but : « l’important est l’amour, le partage et l’intolérance. » Le spectateur va s’imprégner sans qu’on lui impose des idées. « C’est important pour moi, souligne André Baccichet. Les spectateurs pourront en tout cas profiter longuement de chaque vedette venue de Paris (ou d’ailleurs) puisque six représentations sont programmées par gros spectacle. Ils vont tous dans des directions particulières mais toujours dans l’espoir de pousser les gens à s’interroger sur le chemin du retour… et au-delà.

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Au-delà de la saison « Paris-Théâtre », on verra, le 4 février, Michèle Bernier revenir à Auderghem. Elle sera sur scène avec sa fille dans « Je t’ai laissé un mot sur le frigo« , une pièce assez remarquée. « Pas de comédie avec de happy-end mais c’est un petit bijou d’émotion », nous promet le directeur du centre. Ensuite, en mars, viennent de s’ajouter « 24 heures de la vie d’une femme » (que Clémentine Célarié ira aussi jouer à Binche) et « Un nouveau départ » avec Corinne Touzet. En avril, enfin, « Avanti ! » clôturera une saison bien faste.

La garantie de bien voir

Pour ceux qui ne connaissent pas encore cet endroit, il possède une salle arrondie, à la manière de celle de Wolubilis. Son directeur en est d’ailleurs particulièrement fier : « Elle est très bien faite, en forme de gradins et toutes les places sont bonnes. Le dernier rang est à 26 mètres de la salle donc que les gens ne s’inquiètent pas trop. Le premier rang a aussi ses inconvénients. Si le plateau est bien occupé par les comédiens, c’est mieux de voir à partir du 10ème rang. On profite mieux du décor, des entrées et des sorties. » téléchargement (1)

Et comme nous parlons ici d’un centre culturel, il y a aussi des thrillers haletants, des films sur les voyages (collection « EXPLO »), des spectacles de danse orientale et d’autres surprises à consulter ici : http://www.ccauderghem.be/

Belles émotions !

Luigi Lattuca 

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Séances proposées pour chaque spectacle : voir site.

Le guichet est ouvert le lundi, mardi, jeudi et vendredi de 11h à 15h , le mercredi de 13h à 17h et le samedi de 10h à 14h.

Réservation par téléphone : lundi, mercredi, jeudi et vendredi de 11h à 17h, le mardi de 11h à 15h et le samedi de 10h à 14h.

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Christophe Beaugrand : « J’aurais adoré présenter ‘Secret Story’ avec Dorothée ! » [Interview]

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L’animateur accro aux réseaux sociaux signe sa deuxième année de présentation au sein de l’émission et se réjouit de l’investissement de PlugRTL dans la production de Secret Story. Rencontre à Paris à la Tour TF1.

Des appréhensions à présenter cette émission l’année passée ?

Oui mais j’adorais car j’ai regardé toutes les saisons de Castaldi donc je savais de quoi j’allais parler. Aujourd’hui, je me pince pour y croire ! Mais j’ai beaucoup bossé tout en me demandant si le public allait m’adopter après un animateur aussi emblématique. Benjamin a heureusement été très bon camarade et m’a donné toute sa confiance. La saison 9 a été énorme sur Plug par rapport aux habitudes d’audience de la chaîne. Ca nous a beaucoup touchés pour le paquebot Secret Story. C’est un terrain de jeu génial pour un animateur. Il n’y a rien que j’aime plus que l’imprévu. Quand votre camarade belge Coralie a quitté spontanément l’aventure l’an passé, on était tous très surpris et on a fait édition spéciale. Il n’y a rien de plus excitant, non ? C’est une émission fatigante qui demande vigilance mais c’est génial.

Vous n’avez pas l’air de vous prendre au sérieux en tout cas. Un point commun avec le peuple belge.

C’est vrai que les Belges ont une autodérision qui me fascine assez. Quand on se moque de ses propres défauts, on peut se permettre de se moquer un peu plus librement de ceux des autres donc c’est plus rigolo (sourire). En tout cas, dans la voix et dans les yeux d’un animateur, on peut voir si celui-ci est sincère ou pas. Le public sait qui vous êtes et j’accepte qu’on ne m’apprécie pas. Pour l’instant, je le suis suffisamment pour avoir du boulot (rire).

Que regardiez-vous plus jeune à la télé ?

J’ai regardé Dorothée très tard mais je connais tous les génériques. Des traces très gravissimes (rire). J’étais également passionné par les interviews politiques, notamment celles de 7 sur 7. Mais il y avait moins d’émissions intergénérationnelles comme Secret Story. C’est un carton sur les 15 – 24 ans. NT1 a été première chaîne de France sur cette cible l’an dernier devant TF1 ou M6. Mon patron est le téléspectateur finalement et s’il est là, ça veut dire contrat rempli.

Vous vous seriez bien vu présenter cette émission avec Dorothée ?

Ah oui, j’aurais adoré. J’aurais pu m’amuser avec elle !

« Les Belges ont une autodérision qui me fascine. »

Vous allez assumer l’émission de A à Z ?

Je travaille tous les jours en visionnant les images de la veille pour la quotidienne du soir. Avec les équipes, on va choisir ensemble les angles et les axes. Je suis un gros bosseur et donc j’écris aussi mes textes avec un auteur.

Et vous réveillez aussi la France tous les matins sur RTL, on peut vous voir dans Ninja Warrior le vendredi et dans 50 Min Inside le samedi.

Le samedi, les interviews sont passionnantes mais coupées ensuite pour montage alors que Secret Story est en direct et que tout peut y arriver.

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Interview > Luigi Lattuca