Antoine Guillaume et la magie de Noël en chansons… au théâtre [Interview]

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Noël est en avance cette année ! Dès la fin d’Halloween, les vitrines des commerçants ont été décorées de boules et de guirlandes. Alors, allons-y : parlons du spectacle qui succédera à « Cherche l’amour » de Myriam Leroy au Théâtre de la Toison d’Or d’Ixelles. Après tout, il ne faut jamais trop tarder pour réserver comme nous l’a montré le spectacle actuellement à l’affiche. Pour le retour des fêtes, Antoine Guillaume célèbre les grands classiques de Noël, autrefois chantés par Dean Martin, Bing Crosby ou Nat King Cole ! On les a tous écoutés un après-midi d’hiver au coin du feu, le chat sur les genoux et les enfants dehors, la langue tirée pour avaler les flocons de neige… Et même si la neige est devenue radioactive, la magie des chansons est toujours là !

 

Comment est né ce spectacle de Noël pour le TTO ?

C’est moi qui ai proposé l’idée et il avait déjà été programmé la saison dernière. J’ai toujours baigné dans cette culture américaine qui fête Noël à fond, et de ses tours de chants très classiques qu’on se passe sur CD en Europe. Les gens n’ont pas l’habitude de les entendre durant des concerts et j’ai eu cette idée. Le spectacle ayant fonctionné l’année passée, nous avons décidé de le reprogrammer. Nous rempilons donc pour deux dates (9 et 10 décembre 2016, NDLR).

A votre grand regret ? Vous auriez aimé une semaine entière ?

Non, non, ce n’est pas à mon grand regret. C’est juste lié à des possibilités de production et de disponibilité du lieu. Pas toujours facile de débloquer des dates juste avant Noël. Mais j’aurais beaucoup aimé me produire durant une semaine. Qui sait, ce serait peut-être pour une prochaine fois ? Je suis partant pour plusieurs saisons ! agassume_002_jpohl

Vous êtes la Mariah Carey de Bruxelles. Elle a décidé d’exploiter son catalogue de Noël et ces concerts spéciaux fonctionnent plus que ses concerts de nouvelles chansons. Ce sont des rendez-vous très prisés à New-York ou Londres.

La dernière fois que je suis allé à New-York, Hugh Jackson proposait une série de concerts pas spécialement de Noël mais ils étaient programmés pendant la semaine de Noël. A Broadway, ils ont The Rockettes, un gigantesque spectacle qui se joue durant un mois, et ça m’a donné l’envie. J’ai une attache particulière à cette fête.

D’autant que vous vous étiez déjà inspiré de Broadway pour « Antoine Guillaume assume » en 2010. Le public a-t-il été réceptif ? Vous avez pu récolter quelques avis l’année passée ?

Je crois que c’est un format de spectacle qu’ils n’avaient pas l’habitude de voir. Beaucoup de gens adorent cette période de l’année car c’est avant tout du partage, des retrouvailles avec la famille. Même les gens qui ont peu de contact avec leur famille privilégient la période de Noël pour se retrouver. Les concerts de l’année passée avaient un peu cette humeur. Les gens se retrouvaient pour un moment agréable durant un moment du mois de décembre… et ils ont retrouvé les chansons de CD qu’on avale au coin du feu avant la dinde. Les commentaires étaient positifs car je pense que les gens s’attendaient à des variétés, mais on a fait ça de manière très cosy. On a fait comme si on était une grande famille qui se réunissait, mais on ne pouvait pas distribuer de la dinde à tout le monde !

Qui sait, qui sait… A Nathalie Uffner, rien d’impossible ! Et quid du feu sur scène ?

On a hésité à mettre une cheminée sur le plateau mais on a déjà un sapin, d’énormes cadeaux et une décoration qui rappelle celle des grands talk-shows américains. Et puis, un feu de cheminée, ce n’est pas possible dans un théâtre. Mais on se disait aussi qu’on pouvait mettre une cheminée avec un feu sur images pré-enregistrées.

Avec lunettes 3D distribuées à l’entrée alors ! On ne vous a plus vu dans une pièce du TTO depuis « Rire please » en septembre 2015. Qu’avez-vous fait depuis ?

J’ai longtemps été occupé par la tournée de « Cabaret » produit par le Théâtre Le Public et le Théâtre National. Je suis aussi occupé avec la télévision et la radio. Et puis, j’ai monté un spectacle sur l’histoire de Broadway pour le Théâtre Le Public. Sans oublier la reprise de « Boeing Boeing » dans un célèbre château de Karreveld de Molenbeek cet été. Par ailleurs, je fais aussi de la mise en scène et notamment pour des mouvements chorégraphiés pour le spectacle « Chaplin » actuellement à l’affiche au Théâtre Royal du Parc. Mais je reviens à la fin de la saison culturelle au TTO. On va bientôt commencer les répétitions de la comédie « Pyjama pour six » qui sera programmée au printemps.

Un retour aux pièces à grand budget avec plusieurs intrigues dans une seule comme « Boeing Boeing » ?

C’est ça. C’est le même auteur en plus ! « Pyjama pour six » est une pièce de grand boulevard avec tout ce que cela a de noble dans la manière de le formuler. C’est la pièce des quiproquos par excellence et ça commence dès le lever du rideau. Jusqu’à la fin, les spectateurs vont se demander comment les personnages vont se dépêtrer de la situation. Et, évidemment, il y aura plein de coups de théâtre car il y a des amants et des maîtresses pour tout le monde. Ce sera loufoque et ça partira dans tous les sens.

antoine-guillaume-studioEt le café-théâtre du TTO ?

J’ai coaché les nouveaux comédiens dans « En vous remerciant »… cette année ?

L’an dernier, en novembre 2015.

C’est marrant comme le temps passe. Cette année, d’autres portes s’ouvrent. Mes projets n’ont pas fait l’unanimité auprès de tous mais ce n’est pas grave. En tout cas, je souhaite déjà « Joyeux Noël » à tout le monde puisque les magasins ont été complètement timbrés cette année. C’est déjà Noël depuis septembre, non ?

 

Interview > Luigi Lattuca

Photos > Julien Pohl

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2015 a révélé toutes les faiblesses du monde

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Au revoir 2015. Les défis ont été nombreux cette année et le sont encore plus au fur et à mesure que le temps avance. A force d’attendre, on aura d’autant plus de mal avec radicalisme et surtout, SURTOUT, perte de sens. Comment en est-on arrivés là ?

La méconnaissance des ressorts du  radicalisme, la sous-estimation de la force de l’enseignement et de la culture et de sa capacité de séduction de Daesch expliquent sans aucun doute notre difficulté à appréhender la menace et la panique devant l’intensité de la haine s’étant manifestée en 2015. Le problème est complexe.

1/Prenons tout d’abord l’humiliation ressentie dans le monde arabo-musulman face à cet Occident qui a glorifié la mondialisation sans tenir compte de leurs particularités, de leurs aspirations et de leurs désirs. Résultat ? Grande marginalisation.

2/Les vérités énoncées par Michel Onfray ont dérangé plus d’une personne mais il faut aussi chercher du même côté que lui : l’interventionnisme en Irak, la gestion des crises syrienne et irakienne, la gestion type « contrat à la carte » de nos rapports au Moyen-Orient et avec le monde arabe… L’Occident n’est pas tout blanc. Et Daesch veut désormais laver plus blanc que blanc. Triste ironie.

3/Ce bon vieux capitalisme qui colle tellement à la peau de l’Europe… C’est ça qu’haïssent les islamistes radicaux. Le capitalisme moderne a produit des inégalités, du racisme, des discriminations à l’échelle mondiale, une crise profonde du multiculturalisme car on ne s’en est tout simplement pas occupé ! Aucune vision à long terme, comme dirait l’éminent sociologue Edgar Morin. Nous a-t-on expliqué ce qu’était l’Islam ? Non, les religions sont enseignées de manière cloisonnée dès la maternelle. Comment apprendre à se respecter ? Tant qu’on n’aura pas le courage de se dire tout cela, nous répéterons les mêmes erreurs.

4/Crise en Occident : habile transition pour parler de l’identité des personnes impliquées dans les attentats de Paris et ceux qui se préparaient en Belgique. Ces gens sont, pour la plupart, nés en Europe. Qu’est-ce qui cloche alors ? Cette crise de la jeunesse est une autre conséquence abjecte du capitalisme sans foi ni loi. Tentés de trouver un nouveau souffle romanesque à leur vie car on ne leur donne aucune chance d’émancipation (malgré un diplôme), certains jeunes dépriment, dépérissent et ne savent plus à quel saint se vouer. A un Dieu peut-être alors ? C’est jouer à la révolution face à des conditions qu’on n’accepte plus. Les gens manquent de sens. On ne leur en donne pas non plus. Et si en plus, on coupe de plus en plus dans les budgets culturels et ceux de l’enseignement…

5/Cerise sur le gâteau : le résultat de la démission du politique face à cela c’est qu’en France – et peut-être bientôt ailleurs – des centaines de civils meurent désormais. C’est terrible et rageant comme constat. Les civils paient les pots cassés. Un peu comme avec la crise boursière, la crise économique, la crise financière, appelons-là comme on veut, les conséquences sont les mêmes : une survie plutôt qu’une vie. Nos politiques ont donc du sang sur les mains.

Il y a une défaite dans la mission des politiques et on ne peut avancer dans le même schéma qu’avant. Tant de choses doivent changer. Tout est lié, tout doit progresser en même temps.

Aujourd’hui, l’Europe a besoin d’un plan national d’alliance sociale contre la haine. Toutes les haines. Nous devons faire de la résolution de ce problème une cause internationale. Faire bouger les lignes nécessite bien plus qu’une minute de silence. Et ça commence dès l’école maternelle.

Allez, au revoir 2015.

2016 = bis repetita ? Réponse dans un an !

 

Allô le monde ? Ne te laisse pas aller comme ça…

Allô copie copie Le monde est le reflet de notre esprit.

Un esprit malade voulant guérir par le soutien et la tendresse.

Toutes les grandes idéologies pourvoyeuses de sens ont été critiquées, remises en question. Qui pour nous guider maintenant ? Dans des Etats séparés de l’église, on doit quand même donner du sens à la vie des gens. Au milieu des corruptions, des scandales politiques, de la mise en avant des célébrités sans talent, de l’esprit de compétition, les inégalités croissantes, que reste-il de spirituel ? Un mot devant être pris ici au sens de « plus de sagesse et de réflexion » ? Les personnes qui nous gouvernent ne font rien pour lutter contre les jugements à l’emporte-pièce. La grande marche du dimanche 11 janvier dans toute la France a surtout prouvé une chose : les gens sont désappointés. Le moral déjà bien entamé par cette interminable crise économique et sociale, ils désirent de l’amour et du soutien.

3…2…1…0 ! Voilà 2015 !

Joyeux fêtes au blog

Chers lecteurs, un nouveau chapitre de nos vies va s’écrire.

2015 est sur le point de sonner et de nous embarquer. Je vous souhaite une superbe année pleine de paroles touchantes qui chuchotent l’amour, de divines idylles privées et professionnelles, de belles réflexions pour certaines désillusions (la vie, c’est ça aussi) des émotions à la fois fortes, fragiles et raffinées… Bref, un cocktail enchanteur avec une gracile constance. Que les cordes et les cuivres de votre orchestre intérieur résonnent pour que tous les succès soient possibles !

J’en profite également pour remercier toutes les personnes qui m’ont lu, me lisent et me liront encore au cours de cette nouvelle année. Un récent rapport transmis par WordPress m’a indiqué le nombre de paires d’yeux s’étant posés sur mes analyses. On n’en a jamais bien conscience à 100%. Merci à WordPress pour ces statistiques et surtout merci à vous. N’hésitez d’ailleurs pas à commenter ce qui vous inspire bien que ce soit parfois difficile dans ce grand vacarme de l’information où le cerveau est souvent anesthésié au milieu de tous les réseaux sociaux et des sites d’informations de notre quotidien.

Amicalement,

Luigi